Manoir Sherbrooke: bruyante manif en soutien aux grévistes

SHERBROOKE - En grève générale illimitée depuis une semaine, les syndiqués du Manoir Sherbrooke ont reçu un appui réconfortant en ce 1er mai, Journée internationale des travailleurs et des travailleuses.

Le milieu communautaire s'est une fois de plus mobilisé, mardi. Des dizaines de personnes ont pris la rue pour réclamer des conditions de travail adéquates. Les manifestants ont mis le cap vers la résidence pour personnes âgées exploitée par le groupe de la famille Savoie. Les syndiqués sont sans contrat de travail depuis 30 mois.

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 «Une grève, ce n’est jamais bon!»

«C'est un très beau 1er mai, a lancé Denis Beaudin, président du Conseil central de l'Estrie (CCSNE-CSN).

«Ce sont des gens de plusieurs allégeances qui viennent offrir leur appui à des travailleuses en difficulté. C'est pour elles 30 mois sans convention collective, 30 mois sans augmentation de salaire.»

Au micro, Lyne Tanguay, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d'hébergement privés de l'Estrie et préposée au Manoir Sherbrooke, a remercié les manifestants qui ont exprimé leur soutien avec un imposant tintamarre.

Selon M. Beaudin, les négociations sont au point mort. Le moral des troupes est excellent. Les services essentiels sont assurés.

Financement

Les organisateurs de la manifestation ont décidé à la dernière minute de se rendre au Manoir Sherbrooke, avant de poursuivre leur mobilisation à l'occasion de la journée internationale des travailleurs et des travailleuses.

Depuis des années, on déplore que le gouvernement maintienne dans des conditions précaires le personnel du secteur communautaire en refusant de financer adéquatement les organismes, mentionne un communiqué de presse.

Solidarité populaire Estrie a voulu souligner les différentes luttes en lien avec les conditions de travail. En Estrie, des centaines de travailleuses vivent sous le seuil de la pauvreté et doivent même avoir recours aux dépannages alimentaires, souligne-t-on.