« Ça suffit les coupures. Il y a urgence d’agir », ont clamé près de 200 travailleurs des services publics samedi après-midi au centre-ville de Sherbrooke.
« Ça suffit les coupures. Il y a urgence d’agir », ont clamé près de 200 travailleurs des services publics samedi après-midi au centre-ville de Sherbrooke.

Manifestation des travailleurs du secteur public : « Il y a urgence d’agir! » [PHOTOS]

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
SHERBROOKE — « Ça suffit les coupures. Il y a urgence d’agir », ont clamé près de 200 travailleurs des services publics samedi après-midi au centre-ville de Sherbrooke.

Pancartes à la main, des employés du réseau de la santé et des services sociaux, de celui de l'éducation ainsi que de plusieurs organismes gouvernementaux ont tenu à dénoncer l'inaction du gouvernement concernant le renouvellement de leurs conventions collectives.

« Une négociation ce n’est jamais facile, mais cette fois-ci on ajoute l’insulte à l’injure », affirme Julie Dionne, au nom du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke. « Pendant qu’on se tue à la tâche, le gouvernement essaie de nous jouer dans le dos et de nous en passer des petites vites. C’est inacceptable », déplore Mme Dionne.

Les travailleurs dénoncent notamment les problèmes de pénurie de main-d’œuvre et la surcharge de travail qui oblige plusieurs d’entre eux à quitter leur emploi pour cause d’épuisement professionnel.

« Si on n’est pas là, il n’y a plus de services. Il faut cesser de nous ignorer », a ajouté Vicky Ouellet, au nom du personnel administratif du CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie - CSN, souligne l’urgence pour le gouvernement de répondre aux besoins des travailleurs sur le terrain. « Aujourd’hui, on voit l’étendue des dégâts et c’est toute la population qui en souffre », se désole-t-il.

La 1re vice-présidente de la CSN Caroline Senneville, élue responsable de la négociation, était également sur place. « Depuis le mois de mars, malgré ce que le gouvernement dit, nous avons des rencontres régulières, mais très peu rapprochées et surtout peu d’actions et peu d’écoute. L’élastique est étiré au maximum. Il n’y aura pas de relance économique sans services publics qui fonctionnent à pleine capacité », mentionne-t-elle.

Caroline Senneville, 1re vice-présidente de la CSN, élue responsable de la négociation.

Québec solidaire en appui

La marche a débuté devant les bureaux déserts de la députée de Saint-François, Geneviève Hébert, pour se terminer devant ceux de la députée solidaire Christine Labrie, qui a tenu, pour sa part, à prendre parole.

« Ce qui s’en vient au Québec d’un point de vue économique est assez inquiétant. La projection de croissance du gouvernement actuel me paraît assez irréaliste. Ce sera donc important de vous tenir debout tant et aussi longtemps que vous n’aurez pas obtenu ce que vous désirez. Il y a eu trop de coupures dans les dernières années. On ne peut pas en subir davantage. »

La députée de Québec solidaire a par ailleurs signé une lettre d’engagement en appui aux nombreux travailleurs qui visent à défendre l’accès à des services publics de qualité pour la population estrienne.