Le départ de la manifestation contre les agressions à caractère sexuel du 2 août à Sherbrooke.
Le départ de la manifestation contre les agressions à caractère sexuel du 2 août à Sherbrooke.

Manifestation contre les agressions à caractère sexuel: dénoncer l’injustice

Une centaine de personnes ont pris le départ d’une marche de manifestation contre les agressions à caractère sexuel, au parc Victoria de Sherbrooke, dimanche vers 11h30.

Les organisateurs prévoyaient un parcours d’une heure environ via les rues Terrill, Dufferin, Wellington, King et Belvédère avant de se retrouver devant le poste du Service de police de Sherbrooke où il y aura prise de parole.

« Nous aimerions que les gens comprennent que nous sommes à la recherche d’une évolution de la conscience collective, de l’éducation sexuelle et du système judiciaire. Parce qu’on ne dénonce pas la culture du viol et les violences dirigées vers les minorités visibles. Nous voulons une société de consentement respectueuse et sécuritaire pour ceux qui partagent leur histoire », expliquent  les organisateurs de la manifestation, Dodz Daye et Chloé Salaün-Dahl.

Pour Dodz Daye, les présentes dénonciations sur les réseaux sociaux se font parce que les gens n’ont pas la « satisfaction » qu’ils souhaitent avec le système de justice actuel. Les dénonciations n’ont pas comme but de détruire la réputation de quelqu’un, mais de s’offrir la justice recherchée estime aussi l’organisateur.

« Ils vont mettre tout de suite en doute le témoignage. Ce n’est jamais un ‘d’accord, je te crois’, et ensuite nous allons faire les démarches pour voir. Ils ne croient pas la victime, et ils vont tout de suite croire l’agresseur et dire qu’ils n’ont pas assez de preuve », ajoute de son côté Chloé Salaün-Dahl.

Toutefois, les deux organisateurs sont conscients que ces dénonciations sur les réseaux sociaux peuvent entraîner des cas de diffamation.

« Mais la personne oppressée va toujours trouver un moyen de parler, et si ce n’est pas avec le système de justice, bien ce sera d’une autre façon », souligne Chloé Salaün-Dahl sur la vague actuelle de dénonciations sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram.