Les travailleurs de résidences pour personnes âgées du Québec se sont donné un mandat de grève progressif qu'ils prévoient utiliser au cours des prochaines semaines, si les négociations continuent de stagner.

Mandat de grève pour 4000 employés de résidences pour aînés

Après avoir manifesté sur l'heure du dîner, le 15 avril, les travailleurs de résidences pour personnes âgées du Québec se sont donné un mandat de grève progressif qu'ils prévoient utiliser au cours des prochaines semaines, si les négociations continuent de stagner.
Rappelons que les 4000 employés de résidences privées militent afin d'obtenir un salaire horaire minimum de 15 $ de l'heure, ce qui est plus que ce que la grande majorité d'entre eux gagnent présentement. On estime que la grande majorité des résidences ont les ressources nécessaires pour autoriser une augmentation salariale de cet ordre.
« Le salaire moyen est de 12,50 $ et il y en a qui gagnent ça alors qu'ils ont 20 années de service au même endroit. Des travailleurs de résidences pour personnes âgées qui gagnent 15 $ de l'heure, je n'en connais pas », soutient la conseillère régionale du Syndicat des employés de service, Lynda Michaud.
En fait, les augmentations des dernières années sont telles que, bien souvent, la hausse du salaire minimum est supérieure et force une nouvelle augmentation. « À coup d'un pour cent pour des salaires de 10 $, faites le calcul, ça ne monte pas vite », renchérit-elle.
Pour l'instant, les négociations portent sur des points mineurs de la convention. Les travailleurs prévoient effectuer une première journée de grève lorsque le moment sera jugé opportun. Ils intensifieront ensuite leurs moyens de pression par l'ajout d'autres journées et de périodes de grève plus longues. On ne cache pas que la possibilité d'une grève illimitée est envisageable à plus long terme.
Au total, la procédure concerne une cinquantaine de résidences privées réparties à travers la province. De ce nombre, cinq sont situées au Centre-du-Québec.