Samedi a lieu la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance envers les aînés. Pour l’occasion, le comité de prévention de maltraitance plantait un lilas. Sur la photo, on peut apercevoir Lucie - Caroline Bergeron, coordonnatrice de DIRA-Estrie, Rémi Demers, directeur général de Sercovie et conseiller municipae, Évelyne Beaudin, conseillère municipale, et le maire de Sherbrooke Steve Lussier.

Maltraitance des aînés : un sujet qui concerne tout le monde

Un aîné sur quinze à Sherbrooke subit de la maltraitance. Ces sept pour cent représentent entre 1218 et 2132 personnes âgées de 65 ans et plus potentiellement maltraitées.

Cette maltraitance a de nombreux visages. Selon la professeure de l’Université de Sherbrooke Marie Beaulieu, titulaire de la chaire de recherche sur la maltraitance envers les personnes âgées, elle peut se présenter sous forme psychologique, physique, sexuelle, organisationnelle et autres. Sans oublier la négligence. 

Pour Mme Beaulieu, le Québec regorge d’organismes et d’intervenants pour cette cause et le gouvernement met en place des plans d’action pour réduire son incidence. 

La chercheuse mentionne également que de plus en plus de personnes âgées prennent la parole. Bien que le nombre d’aînés maltraités soit considérable, au Québec, il y a plus de 4000 appels lancés toutes les années au centre Aide Abus Aînés. Certes, il y a encore du travail à faire. Certaines personnes auraient tendance à se taire par peur d’avoir à entreprendre un processus judiciaire.

 « On voit qu’il y a plus en plus de dénonciation. Ça fait plusieurs années qu’on fait des campagnes, et on voit de plus en plus de personnes qui dénoncent. Il n’y a pas juste les victimes qui dénoncent, mais aussi les gens qui sont témoins », avance Isabelle Guérard, coordonnatrice de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraités et préretraités (AQDR). 

Plusieurs actions concrètes pour la sensibilisation de la cause sont possibles. « Il faut s’informer sur ce qu’est la maltraitance. Il ne faut pas fermer les yeux et ignorer ces situations. Il ne faut surtout pas penser que ça ne nous regarde pas. Le bien-être des gens, ça nous regarde tous. Il ne faut pas fermer les yeux. Si l’on voit une personne aînée se faire violenter, il faut dénoncer », avance Isabelle Guérard. 

Elle souligne également l’importance d’une journée comme celle du 15 juin, Journée mondiale de lutte contre la maltraitance envers les aînés.

Journée de sensibilisation

Plusieurs Sherbrookois étaient présents jeudi au Sercovie dans le but de participer à l’activité annuelle, dans le cadre de la journée de la sensibilisation. Cette année, le maire de Sherbrooke Steve Lussier a signé la charte de la bientraitance. Cette charte représente l’engagement des différentes organisations du milieu à soutenir la prévention de la maltraitance. Pour honorer le thème de l’année, qui est « On sème la bientraitance », M. Lussier, Rémi Demers, directeur général de Sercovie et Évelyne Beaudin, conseillère municipale matin, que la conseillère Evelyne Beaudin, présidente de VADA, Ville amie des aînés,  ont fait la mise en terre d’un lilas. 

Plus de 5000 personnes à Sherbrooke porteront fièrement le ruban mauve symbolique pour contrer la maltraitance. 

La ligne Aide Abus Aînés est disponible tous les jours de 8 h à 20 h. Si vous vivez de la maltraitance ou que vous voulez en savoir plus sur le sujet, vous pouvez composer le 1 888-489-2287 ou encore vous rendre sur le site aideabusaine.ca.