Valoris analysera la proposition du ministère de l’Environnement du Québec qui recommande une nouvelle façon de trier les matières compostables dans des sacs de couleur, mais il souhaite davantage de miser sur son projet-pilote pour remettre en fonction sa ligne de tri résidentielle.
Valoris analysera la proposition du ministère de l’Environnement du Québec qui recommande une nouvelle façon de trier les matières compostables dans des sacs de couleur, mais il souhaite davantage de miser sur son projet-pilote pour remettre en fonction sa ligne de tri résidentielle.

Malgré une offre de Québec, Valoris privilégie son projet-pilote

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Valoris analysera la proposition du ministère de l’Environnement du Québec qui recommande une nouvelle façon de trier les matières compostables dans des sacs de couleur, mais il souhaite davantage de miser sur son projet-pilote pour remettre en fonction sa ligne de tri résidentielle.

« C’est une proposition que nous allons regarder, mais nous allons continuer à défendre le projet que nous avons soumis. Nous misons sur ce plan que nous avons développé », soutient le président de Valoris, le préfet de la MRC du Haut-Saint-François, Robert Roy.

Le centre de valorisation des matières résiduelles, qui appartient à la Ville de Sherbrooke et aux municipalités de la MRC du Haut-Saint-François, veut repartir sa ligne tri résidentielle fermée depuis 2017.

Des négociations sont entreprises avec le ministère de l’Environnement du Québec afin qu’une subvention soit octroyée pour la reprise des activités sur cette ligne de tri.

Radio-Canada Estrie a révélé mercredi que le ministère de l’Environnement avait proposé une nouvelle approche de valorisation des matières compostables, en octroyant des subventions qui cadrent déjà dans un programme en place depuis 2008.

Cette nouvelle approche, tout comme celle proposée par Valoris, viserait principalement les résidents des multi logements, qui n’ont pas accès à la collecte à trois voies, compostage, recyclage et déchets. 

Robert Roy

Robert Roy soutient que le déploiement des bacs bruns dans les municipalités de la MRC du Haut-Saint-François va se poursuivre et que ceux en place à Sherbrooke vont être maintenus, peu importe la technologie qui sera utilisée.

« Il est important de rappeler que c’est la clientèle des six logements et plus qui est visée. Il n’a jamais été question de retirer les bacs bruns. La proposition qui nous est faite concerne seulement les résidus alimentaires, alors que notre proposition vise tous les résidus verts », signale le directeur général de Valoris, Denis Gélinas.

Selon la proposition du ministère, les matières organiques seraient déposées dans un petit sac qui serait inséré dans le sac de déchets. Un tri optique permettrait de retirer le sac de compost des déchets afin que les matières organiques soient valorisées.

La technologie de Valoris vise à retirer les matières organiques directement des déchets et d’en faire un compost déclassé.

Cette matière organique servirait à revégétaliser les sites miniers, les gravières ou les sablières notamment.

« Nous n’avons jamais eu la prétention que le compost produit puisse être utilisé dans le secteur agricole. L’analyse doit aussi être faite pour ce qui nous est proposé par le ministère de l’Environnement. Les sacs qui doivent être résistants et recyclables sont encore à l’étape de l’analyse. Nous demandons la possibilité de prouver notre technologie », indique Denis Gélinas.

« Nous voulons démontrer notre plan. Notre technologie ne nécessite pas l’ajout de sac comme celle qui nous est proposée. Nous gardons espoir d’être entendus », indique Robert Roy.

Sur les 42 000 tonnes transbordées par la Ville de Sherbrooke chez Valoris, environ la moitié, soit de 20 000 à 22 000 tonnes sont constituées de matière organique.

« C’est cette matière que nous proposons d’aller chercher et de revaloriser », signale le président de Valoris.