La tique à pattes noires transmet la maladie de Lyme à l'humain en le piquant. Les animaux domestiques sont également à risque.

Maladie de Lyme : les deux tiers des cas en Estrie

Sur les 65 cas de la maladie de Lyme diagnostiqués au Québec depuis le début de la saison estivale, 43 l'ont été en Estrie. La maladie, transmise par les piqûres de tiques infectées, est également en forte croissance dans la région alors que seulement 20 cas ont été répertoriés l'an dernier.
« L'été a décidément été favorable aux tiques, souligne Linda Pinsonneault, directrice de santé publique par intérim en Estrie. Par contre, c'est une maladie qui est en progression. Il y a de plus en plus de cas chaque année, donc on ne cachera pas qu'il devrait en avoir encore plus l'année prochaine. »
« Il y a des milliers de cas annuellement aux États-Unis, ajoute-t-elle. Cette maladie devra un jour faire partie des habitudes de prévention des gens. »
Les changements climatiques expliquent la forte présence de la maladie en Estrie.
« La tique n'était pas présente année après année en Estrie, mais avec les changements climatiques il y a maintenant des populations locales. Leur territoire et leur nombre sont en expansion. »
Les signes et symptômes précoces de la maladie de Lyme apparaissent habituellement de 3 à 30 jours après avoir été piqués par une tique infectée. La plupart des gens ressentent des symptômes légers semblables aux symptômes de la grippe peu de temps après la piqûre, tandis qu'un petit nombre peuvent présenter des symptômes plus graves, parfois des semaines après la piqûre.
« L'apparition de rougeur en forme de cible est également un symptôme courant, signale Mme Pinsonneault. Quatre-vingts pour cent des personnes atteintes en ont eu ».
Si elle n'est pas traitée, la maladie peut occasionner des problèmes neurologiques, des problèmes cardiaques ou même des problèmes reliés à l'arthrite. Mais de façon générale, ces symptômes rentrent dans l'ordre avec les traitements.
« On est malade lorsqu'on a la maladie de Lyme, assure Linda Pinsonneault. Mais ce n'est pas une maladie mortelle. On peut la traiter assez facilement dans les stades initiaux avec des antibiotiques. »
La prévention reste toujours la meilleure solution selon Mme Pinsonneault.
« On peut se protéger contre les piqûres de tique en portant des vêtements longs et en utilisant du chasse-moustiques. »
Il est également conseillé de vérifier, à la fin de l'activité extérieure, si une tique ne s'est pas accrochée sur le corps.
Problèmes de diagnostic?
La maladie de Lyme a longtemps été considérée comme une maladie rare.
Linda Pinsonneault admet que la maladie n'a pas toujours été bien diagnostiquée dans les débuts, mais la situation s'est beaucoup améliorée, selon elle.
« Nos médecins, spécialement en Estrie, sont bien informés sur la maladie de Lyme, résume-t-elle. Je ne nie pas qu'une personne peut avoir eu des problèmes à se faire diagnostiquer, mais de façon générale ça va bien. Nos médecins ont reçu énormément de formation et d'information concernant la maladie de Lyme dans les dernières années. Je ne crois pas que l'enjeu des diagnostics est encore présent au Québec concernant cette maladie. »