Sarah Stecko de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke, l’obstétricienne et responsable du volet de santé maternelle du projet des relations avec le réseau de santé de La Convention pour l’ONG, Ayni Desarollo, Alma Soledad Lopez Llanos, Irma Clapperton du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Daniel Vanoverschelde du CSI, la sage-femme et spécialiste en santé périnatale pour l’ONG Kilabo au Mali, Lidy Doumbia, et le directeur général du CSI, Étienne Doyon, font partie intégrante du Programme en santé maternelle, des nouveau-nés et des enfants.

Maillage pour la santé des mères et des enfants du Québec, du Mali et du Pérou

Le maillage entre des intervenants de la santé des mères et des enfants du Pérou, du Mali et de l’Estrie s’est manifesté par un colloque international qui s’est déroulé vendredi à Sherbrooke.

Coordonnée par le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI), cette rencontre visait à favoriser les échanges entre les différents partenaires qui travaillent en synergie chacun dans leur coin du monde depuis près de quatre ans.

Réunis sous le thème « Répérer, référer, mobiliser pour un meilleur parcours de vie des tout-petits », une centaine de participants ont échangé lors d’ateliers sur la santé des mères et des enfants.

« Des projets outre-mer ont été réalisés, mais il y a eu aussi de l’éducation qui a été faite en Estrie. Ce forum est l’aboutissement de tous les partenariats tissés depuis le début du projet. L’idée est de faire en sorte que nos partenaires-terrains outre-mer puissent rencontrer les partenaires en Estrie pour faire de l’échange de bonnes pratiques », explique Dominique Forget du CSI.

La présidente du CSI, Mireille Elchacar, rappelle que le programme « en santé maternelle, des nouveau-nés et des enfants » lancé en 2015 est le plus important en terme d’impact, d’investissements et de part de budget pour le CSI.

« C’est un projet central pour le CSI. Il a permis de continuer à travailler avec les partenaires sur le terrain », signale Mireille Elchacar.

Le projet de 3,9 millions $ financé par Affaires mondiales Canada sur quatre ans et soutenu par le CIUSSS de l’Estrie-CHUS aura permis de réduire de moitié la mortalité maternelle et périnatale dans douze communes rurales du Mali et une dizaine de communautés autochtones machiguengas au Pérou.

« Ce projet entre dans sa dernière phase. Il a permis à des personnes d’entrer en contact et de collaborer dans le futur. C’est une illustration de la solidarité avec des partenaires locaux », indique Mme Elchacar.

Au Pérou, le projet a permis de contribuer à travailler au problème d’accessibilité aux services de santé en formant des agentes dans les communautés, de créer 40 maternités, et favoriser l’utilisation de moyens de contraception. Le projet mis en place dans les communautés autochtones machiguengas a permis de hausser les compétences dans les centres de santé et de maternité.

« Une obstétricienne du Pérou a fait un aperçu des pratiques faites dans son milieu avec des populations autochtones. C’est particulier de venir voir ce qui est fait en milieu très éloigné dans la jungle en Amazonie entre les réseaux de la santé officielle et la médecine traditionnelle. Ça peut venir inspirer un peu ce qui peut se faire en Estrie dans l’interculturel », croit Dominique Forget du CSI.

Au Mali, le projet a rendu possible la mise en place de parcelles maraîchères afin de favoriser la diversité alimentaire dans les communes rurales.

« Sur le terrain, il y a eu des dizaines de sages-femmes formées, des cliniques équipées et soutenues pour offrir un service plus rapide et soutenu lors de complications. Il y a eu des résultats concrets sur le terrain. En Estrie, nous avons pu mobiliser des gens sur le terrain qui vont certainement vouloir suivre le CSI dans les prochains projets des les prochaines années. Le CSI veut poursuivre son engagement auprès de nos partenaires sur le terrain au Mali avec Kilabo et au Pérou avec Ayni Desarollo », mentionne Dominique Forget du CSI.