Steve Lussier faisait partie du contingent de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie qui rencontrait non seulement Transports Canada, mais aussi Infrastructures Canada.

Lussier à Ottawa pour parler de sécurité dans le transport ferroviaire

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier s’est rendu à Ottawa, vendredi, pour démontrer la volonté des villes de la région d’améliorer la sécurité du transport ferroviaire et pour explorer l’intérêt d’une étude de faisabilité économique pour un projet de train de passagers.

« Nous savons que le Canadien Pacifique investira pour améliorer la qualité de son chemin de fer. Nous voulions évoquer la possibilité que le gouvernement fédéral contribue également au rehaussement du chemin de fer pour que, dans un deuxième temps, nous puissions recevoir un train de passagers en toute sécurité. Ce qui compte pour nous, c’est la sécurité, la sécurité, la sécurité », résume M. Lussier.

Il faisait partie du contingent de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie qui rencontrait non seulement Transports Canada, mais aussi Infrastructures Canada. M. Lussier s’est d’ailleurs rendu à Ottawa en train à partir de Montréal.

« Nous avons fait valoir l’impact économique de bonifier les installations en plus de pouvoir répondre aux inquiétudes des citoyens. Nous espérons aller chercher des fonds pour aider le Canadien Pacifique à passer à une autre étape et permettre une circulation à plus haute vitesse. »

Selon M. Lussier, les investissements nécessaires dans les infrastructures de transport ferroviaire dans le corridor Sherbrooke-Montréal sont de l’ordre de 331 M$. La contribution espérée du gouvernement fédéral s’élève à 81 M$ alors que celle du provincial serait de 62 M$. La construction d’une gare de triage commune pour Sherbrooke et Magog, à Magog, coûterait quant à elle 15 M$. 

« Il y a une urgence d’agir parce que le CP veut améliorer ses chemins de fer dès le printemps. »

Steve Lussier estime que Transports Canada a été à l’écoute des attentes des municipalités. « J’ai senti que c’était vraiment constructif. »

Rappelons que les relations étaient tendues entre Sherbrooke et Transports Canada. Le ministère avait tenté de rassurer les élus sherbrookois en septembre dernier en mentionnant que les rails sherbrookois sont conformes. Les élus s’étaient tout de même montrés inquiets. En novembre, le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau, estimait que la population était prise en otage parce que le ministère contribuait à laisser grossir la perception de non-sécurité.