La conseillère Évelyne Beaudin s’est opposée lundi au renouvellement de la cotisation de Sherbrooke pour demeurer membre de l’Union des municipalités du Québec. Elle considère que l’UMQ est davantage une association de maires qu’un regroupement de municipalités.
La conseillère Évelyne Beaudin s’est opposée lundi au renouvellement de la cotisation de Sherbrooke pour demeurer membre de l’Union des municipalités du Québec. Elle considère que l’UMQ est davantage une association de maires qu’un regroupement de municipalités.

L’UMQ réplique à Évelyne Beaudin

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) réplique à la conseillère municipale Évelyne Beaudin, qui s’est opposée au renouvellement de la cotisation de Sherbrooke pour demeurer membre de l’organisation. Mme Beaudin considère que l’UMQ est davantage une association de maires qu’un regroupement de municipalités.

« Les conseillères municipales et conseillers municipaux ont accès autant que les maires à nos différentes instances, activités et formations de l’UMQ. Plusieurs s’impliquent d’ailleurs activement au sein de nos commissions permanentes et comités politiques, en plus de participer à nos assises annuelles, à nos forums et formations. Évelyne Beaudin elle-même a participé à nos Assises 2019 », fait valoir l’UMQ dans un courriel.

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« C’est vrai que notre C.A. est composé à majorité de mairesses et de maires, car en vertu de nos règlements généraux, ce sont les mairesses et les maires qui sont éligibles pour siéger au C.A., sauf pour certaines grandes villes spécifiques. D’ailleurs, il est faux de prétendre que le seul conseiller à siéger présentement au C.A. de l’UMQ est le président de notre Commission des jeunes élues et élus. »

L’UMQ cite les conseillères, Aline Dib, de Laval, Rosannie Filato, de Montréal, et Michelle Morin-Doyle, de Québec.

« Opacité »

Elle rapporte par ailleurs qu’il est vrai que des représentants de partis d’opposition municipaux ont rencontré l’ex-président de l’UMQ, Alexandre Cusson, pour lui faire part de leurs préoccupations. Mme Beaudin avait alors souligné la grande ouverture d’esprit du président, sur Facebook.

« Pour la question de l’opacité à laquelle elle fait référence, si c’est à propos des finances de l’organisation, les états financiers sont déposés chaque année lors de l’assemblée générale des membres, dans le cadre de nos assises annuelles. »

L’organisation ajoute que la Ville de Sherbrooke recevra 14,5 M$ en transferts gouvernementaux sur cinq ans à la suite de la signature du pacte fiscal Québec-municipalités, à la suite des représentations de l’UMQ. « C’est sans parler des économies substantielles pour la Ville de Sherbrooke générées par nos différents regroupements en approvisionnement et en assurances, des occasions de maillage et d’influence, de l’information et de l’expertise disponibles. La force du nombre fait en sorte qu’il est beaucoup plus avantageux pour une municipalité d’en faire partie pour avoir une capacité d’influence et de décision que de faire cavalière seule. C’est pourquoi d’ailleurs notre membership est en constante augmentation depuis plus de 15 ans. »

L’UMQ précise qu’elle ne souhaite pas prendre parti dans un débat local mais qu’elle souhaitait simplement rectifier certains faits.