L’Université de Sherbrooke se classe parmi les quatre universités québécoises ayant le mieux réussi l’évaluation exhaustive des pratiques en équité, diversité et inclusion réalisée par le Programme des chaires de recherche du Canada.
L’Université de Sherbrooke se classe parmi les quatre universités québécoises ayant le mieux réussi l’évaluation exhaustive des pratiques en équité, diversité et inclusion réalisée par le Programme des chaires de recherche du Canada.

L’UdeS parmi les plus inclusives au pays

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
L’Université de Sherbrooke (UdeS) est l’une des quatre universités québécoises à avoir obtenu la mention « satisfait entièrement aux exigences » dans l’évaluation exhaustive des pratiques en équité, diversité et inclusion réalisée par le Programme des chaires de recherche du Canada (PCRC).

L’Université du Québec à Trois-Rivières, l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue et l’Université Concordia ont aussi été classées dans la même catégorie, tout comme 24 % des universités canadiennes évaluées. 

Pour le PCRC, satisfaire entièrement aux exigences signifie que l’efficacité des mesures prises par l’établissement est très élevée, que l’établissement intègre très fortement les pratiques exemplaires en matière d’équité, de diversité et d’inclusion, et qu’il peut être considéré comme un chef de file très efficace en la matière.

Notons qu’aucune université n’a reçu la mention « dépasse les exigences », soit la meilleure note possible, et que 48 % ont reçu la mention « satisfait aux exigences », soit la note de passage.

Selon l’UdeS, son plan d’action détaillé, intitulé DÉFI4, a contribué fortement à cette réussite. Ce dernier renferme une série de mesures pour atténuer les défis rencontrés au quotidien par les personnes issues des groupes désignés, soit les femmes, les personnes en situation de handicap, les Autochtones et les personnes de minorités visibles.

« Pour offrir un milieu vraiment équitable, il nous apparaissait important d’élargir nos actions à l’ensemble de la communauté, y compris le personnel et les personnes étudiantes », mentionne Jean-Pierre Perreault, vice-recteur à la recherche et aux études supérieures, dans un article publié par l’UdeS. 

Rappelons qu’en 2017, le PCRC avait resserré l’accès aux chaires de recherche du Canada en exigeant de 54 universités canadiennes la mise en place d’actions concrètes, réalistes et mesurables pour remédier à la sous-représentation des quatre groupes désignés mentionnés plus haut. 

Les universités ont donc dû soumettre une première version de leur plan d’action en décembre 2018, et selon les notes obtenues, certains établissements, dont l’UdeS, ont été invités à soumettre un plan révisé lors d’une deuxième ronde à l’automne 2019. 

Dans la province, toutefois, 40 % des universités ont échoué à la deuxième ronde d’évaluation et devront soumettre un plan révisé d’ici novembre 2020.