L’Université de Sherbrooke misera sur une approche hybride à la rentrée scolaire, avec des cours en ligne, mais aussi des cours en présentiel.
L’Université de Sherbrooke misera sur une approche hybride à la rentrée scolaire, avec des cours en ligne, mais aussi des cours en présentiel.

L’UdeS misera sur une approche hybride à la rentrée

L’Université de Sherbrooke misera sur une approche hybride à la rentrée scolaire, avec des cours en ligne, mais aussi des cours en présentiel.

« Il va y avoir des cours en présentiel, dans le respect des consignes sociosanitaires, et à distance. On commence à se préparer pour tout mettre en place », précise la vice-rectrice aux études, Christine Hudon.

Un peu comme les écoles primaires ont fait en vue de la deuxième rentrée scolaire, l’UdeS doit se prêter à des exercices sur le nombre d’étudiants dans différentes salles de classe en fonction des deux mètres de distanciation. « On est en train de le faire. Ça suppose un travail important. Il faut revoir programme par programme, activité par activité l’organisation pour faire un usage judicieux du temps en classe. »

« On a choisi d’en faire le plus possible en présence à l’automne. Ça ne veut pas dire une majorité en présentiel, mais on va le faire le plus qu’on peut, évidemment en respectant les règles sanitaires. On prend cette orientation. Mais il y a pas mal d’incertitude », a commenté le recteur Pierre Cossette, en marge d’une entrevue sur le budget.

« Ce qui nous préoccupe aussi, c’est la persévérance. On pense que le présentiel est un élément important », note Mme Hudon en soulignant l’importance toute particulière pour les jeunes qui commencent leurs études universitaires.

Des questions demeurent en suspens pour les étudiants internationaux, selon Pierre Cossette.

« Quelles seront la possibilité de revenir, est-ce que les frontières seront ouvertes? L’UdeS compte environ 2500 étudiants internationaux sur environ 30 000. »

« Ceux qui étaient ici pour des programmes longs sont restés, mais ceux qui étaient en échange sont en général retournés », note-t-il en ajoutant ne pas avoir les données précises sur les étudiants repartis à l’étranger. Cette donnée influencera également les revenus de l’institution.

Le gouvernement Legault a annoncé qu’il souhaitait qu’une partie de la formation dans les cégeps et les universités soient offertes en présentiel, et pas seulement à distance à l’automne.

L’Université Laval a annoncé mardi qu’elle offrirait principalement les cours en ligne au trimestre d’automne. L’Université de Montréal et McGill ont déjà annoncé que la formation se donnerait principalement à distance.

L’UdeS aura-t-elle la même approche au campus de Longueuil, sis tout près de Montréal, l’épicentre de la pandémie? Mme Hudon note à ce sujet que le scénario tiendra compte de la réalité géographique des différents campus, tout comme le profil des programmes. Certains programmes se donnent déjà en mode hybride.

Le fait d’avoir une clientèle provenant à 80 % de l’extérieur représente-t-il un défi supplémentaire pour l’institution? Pourrait-il être tentant pour des étudiants de l’extérieur de demeurer dans leur région si l’UdeS avait offert principalement des cours en ligne? « C’est à eux qu’il faudrait poser la question », répond Mme Hudon.

Interrogée sur un sondage faisant ressortir qu’une proportion importante d’étudiants canadiens remettaient en question leur projet d’étude, Mme Hudon note qu’il est trop tôt pour voir quels sont les impacts sur les inscriptions. « Ce n’est pas ce qu’on a senti. Ça reste une préoccupation. » « Les échos que l’on a, c’est que ça s’annonce plutôt bien. »

L’UdeS a-t-elle prise une décision concernant la tenue de sa collation des grades, qui se tient habituellement en septembre? L’institution se donne jusqu’à la fin juin pour prendre la décision. « Évidemment, on voit les actualités comme vous, mais à l’heure actuelle, on évalue différentes possibilités. La décision sera annoncée à la fin juin », précise Pierre Cossette.