Une consultation est en cours à l'UdeS afin de favoriser le tranport actif. Jeudi midi, des participants ont brassé des idées pour améliorer l'accès aux vélos et aux piétons. Parmi les participants, un groupe d'étudiants et d'employés, Bastien Roure, Gilbert Vachon,Timon Janzing-Bachelet et Denis Pellé ont soumis leurs idées. -

L'UdeS mise sur le transport actif

Comment faire la part belle au transport actif sur le campus principal de l'Université de Sherbrooke? La communauté universitaire est appelée à réfléchir à cette question afin de jeter les bases d'un plan directeur du transport actif.
Les gens étaient invités à brasser des idées, jeudi midi, au Centre culturel de l'UdeS. Ils peuvent également faire valoir leurs suggestions par internet.
« On a un comité ad hoc qui s'est penché là-dessus. On a abordé certains enjeux, problèmes ou défis », explique Kirouc Patry, officier responsable de la section stationnement et de la mobilité durable au service des immeubles de l'UdeS.
La production de ce plan arrive dans la foulée de la Stratégie de mobilité durable 2016-2017. « On est une petite ville dans la ville », rappelle-t-il. On compte une seule voie qui offre un espace dédié aux piétons et aux vélos.
Plusieurs idées ont été avancées à la table de Timon Janzing-Bachelet, Denis Pellé, Bastien Roure et Gilbert Vachon, un groupe d'étudiants et d'employés. Parmi elles, améliorer l'accessibilité pour les vélos et les cyclistes sur la voie 1, cette artère principale qui fait le tour du campus principal. Du nombre, Denis Pellé, un membre du personnel de soutien, fait le trajet en vélo jusqu'au travail. Il réalise le trajet, en été comme hiver, à partir de Rock Forest. Autres idées soulevées : compléter le circuit autour du campus principal afin que les gens puissent faire leur promenade, améliorer les traverses sur le chemin Sainte-Catherine...
La consultation a eu lieu sous forme de tables de discussions, où des sujets précis ont été abordés.
« En termes d'infrastructures, par exemple, on parle beaucoup de faciliter l'accès pour les supports à vélo, d'ajouter de nouveaux types de support à vélo, par exemple avec des abris sécurisés... On a parlé aussi d'ajout de douches, dans les bâtiments et les pavillons que les gens puissent se mettre à leur aise. Ça manque dans quelques bâtiments. On parlait aussi du partage de la voie avec les automobilistes pour laisser plus de place et sécuriser l'accès pour les piétons et les cyclistes », indique Véronique Bisaillon, conseillère pédagogique en développement durable, lorsqu'on lui demande de faire ressortir quelques idées qui ont émané de cette séance.
Chez les étudiants, une majorité utilise le transport en commun, par l'entremise du programme de libre accès.
Une petite proportion d'entre eux se déplacent à pied ou à vélo. Quant aux employés, c'est la voiture qui est le mode de transport le plus utilisé. « C'est aussi ce qu'on veut changer avec l'ensemble des mesures. Un autre élément, c'est de développer de nouveaux programmes incitatifs », indique Véronique Bisaillon. Parmi les mesures déjà en place, on compte un programme incitant les gens à venir en vélo, donnant notamment accès aux douches du centre sportif de l'UdeS.
Il est encore trop tôt pour s'avancer sur les cibles qui seront établies, par exemple en ce qui concerne la réduction du nombre de voitures sur le campus.
« On n'a pas encore défini de cibles précises, ça fait partie des orientations qu'on veut avoir », précise Kirouc Patry.
L'objectif est de recueillir les priorités des gens.
« Ce qu'on travaille maintenant, c'est pour les trois prochaines années. Déjà, c'est prévu dans les investissements de l'Université qu'on fasse plus de place au transport actif dans les prochaines années », note Mme Bisaillon.
Une autre consultation a eu lieu, cette semaine, afin de réaménager une cour intérieure située entre les bâtiments A1 et A2 de la faculté d'éducation. Un agora pourrait notamment y voir le jour.