Le prince Albert II de Monaco a reçu un doctorat honorifique de l’Université de Sherbrooke. Il est ici entouré du recteur de l’UdeS Pierre Cossette et du président du conseil d’administration de l’UdeS, Vincent Joli-Coeur.

L’UdeS honore Albert II de Monaco [VIDÉO]

L’Université de Sherbrooke a remis un doctorat honorifique au prince Albert II de Monaco, mardi, pour « son engagement exemplaire » dans la cause de l’environnement. Le chef d’État de Monaco a été honoré lors d’une cérémonie tenue au campus de Longueuil.

Le prince Albert II a succédé à son père, le prince Rainier III, en 2005, à l’âge de 47 ans.

Tout en exerçant ses tâches de chef d’État, il consacre « personnellement beaucoup de temps et d’énergie à conscientiser la population mondiale aux enjeux planétaires », a souligné l’institution.

Il a notamment participé à deux expéditions scientifiques en milieu polaire pour sensibiliser l’opinion mondiale aux conséquences du réchauffement climatique.

Il a atteint le pôle Nord en traîneau à chiens en 2006, puis le pôle Sud en 2009, devenant du même coup le premier chef d’État à réaliser un tel exploit. Le documentaire Antarctique 2009, continent en alerte est d’ailleurs né de ce deuxième périple. Une fondation mise sur pied en 2006 porte aussi son nom. Celle-ci a soutenu plus de 400 projets et versé plus de 51 M$ d’euros à une centaine d’organisations. « Près de 100 % des sommes amassées sont versées à la réalisation des projets », a souligné le recteur de l’UdeS, Pierre Cossette.

Les initiatives touchent principalement les questions de l’eau, la biodiversité et le climat.

La fondation compte une branche canadienne qui se consacre à des projets dans les régions arctiques et subarctiques. Certains programmes touchent par exemple les narvals ou les bélugas du Saint-Laurent.

Dans son discours, le chef d’État a souligné l’importance de la science sur le sort de la planète. « C’est la science qui me permet d’agir, qui nous permet à tous d’agir, grâce à son pouvoir aujourd’hui plus que jamais essentiel, de poser des bases universelles, alors que la notion même de vérité est devenue problématique, alors que des esprits mal intentionnés s’acharnent hélas encore à nier la réalité des périls auxquels nous faisons face. »

Espoir, confiance et responsabilité

Ce sont des principes d’espoir, de confiance et de responsabilité qui guident le chef d’État, de même que son gouvernement, a-t-il fait valoir, en conduisant notamment « une politique résolue en faveur de la transition énergétique », afin que Monaco soit carboneutre dès 2050.

Pierre Cossette a tracé un parallèle entre les actions du prince et la mission que s’est donnée l’UdeS de mettre le développement durable et la préservation de l’environnement au cœur de sa réflexion.

Le 14e prince souverain de Monaco a rappelé l’influence de son trisaïeul, le prince Albert 1er, considéré comme « l’un des pères de l’océanographie moderne » et un « infatigable promoteur de la science ». « En 1868, il parcourut d’ailleurs le fleuve Saint-Laurent, où il revint en 1913 effectuer des recherches scientifiques après avoir notamment rencontré Alexander Graham Bell », a-t-il raconté dans son discours.

Le prince Albert II de Monaco s’est aussi arrêté à Québec en lien avec une exposition sur la première visite de sa mère, Grace Kelly, au château Frontenac il y a 50 ans.

Le docteur d’honneur a ainsi rejoint les rangs de plusieurs personnalités honorées par l’UdeS, notamment les anciens premiers ministres canadien et québécois Louis St-Laurent et Jean Lesage.

Une collaboration entre l’UdeS et la Fondation du Prince Albert II de Monaco pourrait-elle voir le jour? « Oui, potentiellement, a répondu le recteur. On collabore déjà avec Monaco sur le transfert technologique; il y a un incubateur technologique qui s’appelle MonacoTech. Entre autres, là-dedans, il y avait certaines technologies reliées à l’environnement qui sont en discussion en ce moment. On tente de collaborer davantage avec Monaco. »