Dès vendredi, la plupart des activités d’enseignement à l’Université de Sherbrooke se donneront à distance, a annoncé l’institution au moment où l’Estrie se prépare à passer en zone rouge.  
Dès vendredi, la plupart des activités d’enseignement à l’Université de Sherbrooke se donneront à distance, a annoncé l’institution au moment où l’Estrie se prépare à passer en zone rouge.  

L’UdeS en ligne vendredi, mais la recherche se poursuit

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Dès vendredi, la plupart des activités d’enseignement à l’Université de Sherbrooke se donneront à distance, a annoncé l’institution au moment où l’Estrie se prépare à passer en zone rouge. Contrairement au mois de mars où les activités de recherche ont été mises sur pause, celles-ci se poursuivront. En ce sens, la situation est bien différente de mars dernier, note le recteur Pierre Cossette.

« C’est complètement différent. On a établi que la recherche qui doit être faite sur place sera faite sur place », lance-t-il en soulignant que les chercheurs sont habitués de travailler dans un contexte de gestion des risques. 

« On n’arrête pas du tout la recherche. On va minimiser le personnel sur place, mais on continue à 100 % les activités de recherche. »

Cet automne, environ 60 % des activités d’enseignement ont pu avoir lieu en présentiel. L’UdeS a fait le choix de miser sur un modèle hybride, en maximisant le plus possible le présentiel. Dr Cossette se dit d’ailleurs fier du travail accompli jusqu’ici.

Même si la plupart des cours seront offerts à distance dès vendredi, des exceptions sont prévues, notamment pour les activités de simulation clinique et des laboratoires d’enseignement.

Le recteur s’est adressé à la communauté universitaire, mardi, alors que la région passera officiellement en zone rouge jeudi. Jusqu’à maintenant, une seule éclosion a été recensée à l’UdeS. Elle compte jusqu’à ce jour 131 cas recensés depuis la rentrée sur l’ensemble de ses campus. L’UdeS compte plus de 30 000 étudiants. 

L’institution note également que des examens ou d’autres formes d’évaluations identifiées par les facultés pourront aussi se tenir en présentiel. Les stages sont aussi maintenus « en cohérence avec les consignes sanitaires » de chacun des milieux.

Plus de détails seront divulgués au cours des prochains jours. 

Pierre Cossette

Préoccupations

L’annonce ne change pas la résolution de l’UdeS de maintenir la même approche pour le trimestre d’hiver 2021, soit de maximiser le présentiel. « C’est sûr que si l’Estrie et la Montérégie restent en rouge, on va respecter les consignes de la Santé publique », note Dr Cossette. 

Interrogé sur la hausse des consultations en psychologie à l’UdeS, Pierre Cossette ne cache pas sa préoccupation pour les étudiants. « On sait que ce n’est pas idéal pour la santé mentale, mais on est dans une optique de minimiser les risques », dit-il en rappelant que c’est notamment pour cette raison qu’on a voulu privilégier la présence sur les campus.

Pierre Cossette souligne que l’institution était prête à faire le virage rapidement. Les universités devaient monter un plan d’urgence afin de pouvoir offrir les cours en ligne rapidement advenant une situation critique. Ce plan devait être remis au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur cet automne. 

Le télétravail devient du même coup la modalité privilégiée pour les employés. 

Bishop’s

À l’Université Bishop’s, un peu moins moins de 50 % des cours étaient en présentiel ou en mode hybride avant le passage en zone rouge. Cette proportion d’étudiants pouvait choisir de se pointer en salle de cours à un moment ou à un autre s’ils le voulaient, comparativement aux autres qui assistaient aux cours complètement en ligne. 

L’institution estime qu’environ une cinquantaine de cours exigeront du présentiel, en raison des activités qui nécessitent une présence obligatoire, comme les laboratoires ou en musique. 

L’établissement anglophone compte environ 400 étudiants dans ses résidences. Celles-ci demeurent ouvertes. « Si les cours sont en ligne et qu’ils peuvent les suivre de leur domicile, ils sont encouragés à le faire », note le porte-parole, Olivier Bouffard, en soulignant que Bishop’s se montre flexible.

L’institution enregistre une baisse d’environ 99 étudiants internationaux par rapport à l’année dernière. Environ 505 étudiants internationaux sont inscrits. La Tribune écrivait samedi que l’UdeS enregistre une baisse de près de 30 % de ses étudiants internationaux en raison de la pandémie.