Le centre de dépistage de l’UdeS augmentera ses plages horaires de trois après-midis par semaine à compter de la semaine prochaine.
Le centre de dépistage de l’UdeS augmentera ses plages horaires de trois après-midis par semaine à compter de la semaine prochaine.

L’UdeS divulguera les cas de COVID sur ses campus

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
L’Université de Sherbrooke dévoilera, à compter de mercredi, le nombre de cas de COVID-19 sur ses campus. L’institution dit pouvoir divulguer avec justesse, à compter de 16 h, le nombre de cas déclarés.

Les chiffres pourront être consultés sur le site https://www.usherbrooke.ca/coronavirus/ et seront mis à jour sur une base hebdomadaire. 

« C’est une démarche qu’on voulait faire depuis un certain temps. On n’arrivait pas à trouver le bon outil ou la bonne façon. On n’était pas prêt. Graduellement, on a réussi à peaufiner nos façons de faire, on arrive avec quelque chose d’assez intéressant. Ça n’a jamais été l’objectif de cacher l’information, c’était vraiment de savoir comment la transmettre », indique le directeur de la division de la sécurité et coordonnateur des mesures d’urgence de l’UdeS, Jacques Girard.

L’institution parvient à obtenir l’information rapidement en raison de son système d’autodéclaration.

Rappelons que La Tribune rapportait, samedi, que 18 cas de COVID-19 étaient recensés à l’UdeS. Plusieurs de ces cas se retrouvent au baccalauréat en adaptation scolaire et sociale, de sorte que l’UdeS a décidé de passer aux cours en ligne jusqu’à la semaine prochaine. Un lien a été fait avec le Refuge des Brasseurs, une microbrasserie à proximité du campus de l’institution.

La Santé publique de l’Estrie a d’ailleurs lancé vendredi un appel à toutes les personnes ayant fréquenté cette microbrasserie le 9 septembre à venir subir le test de dépistage de la COVID-19, une éclosion ayant été déclarée.

M. Girard a préféré ne pas s’avancer sur le nombre de cas actuels, rappelant que le nombre serait rendu public à 16 h mercredi, mais souligne qu’on était dans les mêmes eaux mardi. « C’est encore une fois tous déclarés à l’extérieur. » 

M. Girard note que les réseaux sociaux nuisent souvent à la situation, notamment en termes d’interprétation de l’information. 

Dans un mot envoyé à la communauté universitaire, l’institution rappelle que « tous les gens qui pourraient avoir eu des contacts significatifs avec un cas de COVID-19 confirmé recevront un appel téléphonique directement de la part de la Santé publique s’ils présentent un risque de transmission modéré ou élevé. Dans le cas des personnes qui auraient eu un contact à risque faible, elles recevront un avis par courrier électronique. Compte tenu de la complexité des enquêtes épidémiologiques, les cas requérant un isolement nous sont rapportés par la Santé publique dans les 24 à 36 h suivant les résultats des tests. Si vous ne recevez pas de communication, vous n’avez pas à vous inquiéter », note-t-on. 

Plus de dépistage

Par ailleurs, le centre de dépistage de l’UdeS augmentera ses plages horaires de trois après-midis par semaine à compter de la semaine prochaine. Le nombre de dépistages possibles passera de 120 à 192 hebdomadairement. Les cas sont traités de la même façon, auprès de la Santé publique, que dans les autres centres de dépistage. « L’avantage, c’est que ça évite aux étudiants de devoir se déplacer en autobus, et la même chose pour les employés, ils peuvent s’arrêter sur le campus », note M. Girard.

Un décalage existe entre les chiffres de la Santé publique et ceux de l’UdeS. Comment l’explique-t-on? « La Santé publique est une grande machine. On est 30 000 ou 40 000 (à l’UdeS), mais les intervenants de la Santé publique ont toute la population à traiter. Il y a toutes les procédures aussi. Un autre élément qui rentre en ligne de compte, si l’adresse qui est sur votre carte d’assurance-maladie est à Montréal, le cas positif est transféré est là-bas, la statistique appartient à Montréal. C’est un autre enjeu pour lesquels elle tente de trouver des solutions, quand on se fait tester dans d’autres régions. » 

Dans un courriel, la Santé publique a indiqué qu’elle ne confirme que les éclosions dans les milieux. Une éclosion se définit par au moins deux cas confirmés, en moins de 14 jours, ne pouvant être expliqués par un lien en dehors du milieu (ex. : 2 cas d’une même famille). Une éclosion signifie que la Direction de santé publique a identifié une transmission de COVID-19 dans le milieu.

Au Cégep de Sherbrooke, on dénombrait 18 cas mardi en fin de journée, selon l’institution. L’établissement n’a pas de système de déclaration volontaire comparativement à l’UdeS. Cette façon de faire a été testée, mais elle ne fonctionnait pas bien, note Marie-Claude Dupoy, directrice du service des communications et des affaires corporatives. En ce moment, les étudiants touchés avisent leurs enseignants. Jusqu’ici, un ou des sous-groupes (les classes étant divisées) en quarantaine ont pu passer en mode à distance temporairement.