Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales à l'UdeS, la ministre du Développement international et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, la ministre responsable de l'Enseignement supérieur du Québec, Hélène David, le député de Sherbrooke et ministre de la Culture et des Communications Luc Fortin, ainsi que Guy Hardy, député de Saint-François.

L'UdeS consolide ses recherches en gestion de l'eau et de l'énergie

L'Université de Sherbrooke veut consolider sa place de leader canadien en matière de recherches en gestion de l'eau et de l'énergie. Elle optimisera aussi l'efficacité énergétique de ses bâtiments de recherche grâce à des investissements de 12,13 millions de dollars dans ses infrastructures.
L'annonce en a été faite hier devant tout un parterre de ministres québécois et canadiens. Le gouvernement du Canada fournira 5,8 M$ et celui du Québec, 3,48 M$. L'UdeS et ses partenaires fourniront quant à eux une enveloppe de 2,85 M$.
L'UdeS utilisera cet argent neuf pour trois projets différents. « Il y a un fil conducteur sur ces trois projets : le développement durable », a fait savoir Luc Fortin, ministre responsable de la région de l'Estrie.
En premier lieu, l'UdeS développera un Complexe en hydrologie, hydraulique et environnement sur les terrains du parc Innovation de l'UdeS, situé sur le boulevard de l'Université. « Nous allons littéralement créer un bassin dans le parc pour répondre à un ensemble de questions de gestion au niveau municipal et provincial. Ce sont des questions importantes au Québec en raison du poids et de la répartition des ressources en eau », fait savoir Alain Webster, vice-recteur au développement durable et aux relations gouvernementales à l'UdeS.
En ce n'est pas tout. L'UdeS utilisera 9,8 M$ de ces subventions « pour faire littéralement de cette université et de cette ville un pôle de recherche en matière d'innovation énergétique », lance Alain Webster.
Comme plusieurs professeurs de l'UdeS sont des spécialistes des énergies alternatives, il ne sera plus question qu'ils travaillent dans leurs laboratoires. Ils auront un lieu véritable où mettre à bien leurs recherches. « On veut continuer d'innover dans ce domaine », assure le vice-recteur.
L'UdeS construira donc une centrale thermique pour la vapeur et l'eau chaude, ainsi que le plus gros parc solaire d'énergie photovoltaïque au Québec. Du soleil? Au Québec? Eh oui, le soleil se pointe le bout du nez suffisamment longtemps au Québec pour pouvoir fournir de l'énergie à plusieurs bâtiments universitaires.
« Il y a bien plus de soleil au Québec qu'en Allemagne, qui a pourtant pris ce virage il y a plusieurs années », nuance M. Webster.
Ces parcs produiront plus d'énergie que ce qui sera nécessaire. Hors de question que cette énergie se volatilise! « Nous allons accompagner ce projet de recherches sur les enjeux de stockage d'énergie. Il y a plusieurs approches possibles pour ça. On peut penser aux batteries mais aussi à une multitude d'autres alternatives, comme de transformer cette énergie en hydrogène », ajoute Alain Webster.
Cet argent neuf permettra donc de mettre en avant des projets qui ne seraient pas possibles sans une mise à niveau des infrastructures universitaires.
« Les projets annoncés ce matin contribueront au développement de la recherche et de l'enseignement en matière de gestion de l'eau et de l'énergie, deux priorités de l'UdeS. Ils favoriseront la création de vitrines technologiques et sociales en lien avec la filière Transport et énergie renouvelable de notre stratégie institutionnelle Innovation, partenariats et entrepreneuriat », soutient la rectrice Luce Samoisette.