Les gaz à effet de serre (GES) émis par la communauté universitaire de l'Université de Sherbrooke pourront être compensés.

L'UdeS adopte une nouvelle stratégie pour ses GES

Les gaz à effet de serre (GES) émis par la communauté universitaire de l'Université de Sherbrooke pourront être compensés. L'institution a annoncé, mercredi, le lancement d'un programme en collaboration avec l'entreprise ÉCOTIERRA. L'UdeS a du même coup dévoilé l'adoption de sa stratégie énergétique Horizon 2020.
Le programme Compensation CO2 ÉCOTIERRA-UDES permettra à la communauté universitaire de procéder à l'achat d'une unité de compensation. En fait, il permettra deux mesures parallèles : l'achat d'unité de compensation, de même que la plantation d'un arbre sur le campus à l'UdeS pour chaque crédit carbone vendu. L'an dernier, plus de 1000 arbres ont été plantés à l'UdeS, explique Alain Webster, vice-recteur au développement durable à l'UdeS. Les fonds permettront de contribuer au déploiement de l'énergie solaire sur le campus et de financer des stages et des bourses pour les étudiants dont les recherches traitent des changements climatiques.
« On veut mettre en place des mécanismes nous permettant de produire de l'énergie solaire. »
Concrètement, de quelle façon l'UdeS compensera-t-elle les GES?
« Lorsqu'on a fait les portes ouvertes, on a demandé aux gens d'où ils venaient, comment ils sont venus... On est en train de comptabiliser tout cela, et de voir ça se traduira par combien de tonnes de gaz à effet de serre. On va compenser pour les tonnes de GES émises », cite en exemple M. Webster. L'UdeS fera notamment le même exercice avec le personnel de l'Agence des relations internationales de l'UdeS.
Une personne qui fréquente l'un des campus de l'institution pourrait aussi calculer combien elle émet de GES avec ses déplacements et décider d'acheter des crédits.
À partir du site de l'institution, les personnes pourront rejoindre la boutique en ligne d'ÉCOTIERRA et procéder à l'achat d'une unité de compensation.
L'UdeS a aussi adopté sa stratégie énergétique, dont plusieurs mesures avaient été dévoilées lors de l'adoption de son budget en avril dernier. Le budget 2016-2017 compte un volet carbone qui quantifie les cibles de réduction des émissions de GES.
Le document budgétaire décrivait les grands objectifs, et la stratégie permet d'établir les moyens pour atteindre ces cibles, précise Alain Webster.
En 2015-2016, l'UdeS a produit 6801 tonnes de GES.
Cette stratégie doit permettre à l'institution de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % d'ici 2020-2021. L'établissement entend également atteindre la neutralité carbone en 2030-2031. L'UdeS souhaite aussi « transformer le campus en vitrine technologique et sociale ».
« On émet 30 % de moins de GES qu'on en émettait en 1990, même si on a doublé en termes de superficie et que l'université a connu une augmentation importante de ses étudiants », commente M. Webster. L'efficacité énergétique a aussi été améliorée de 34 % par rapport à 1990. L'UdeS entend mettre fin à l'utilisation du pétrole pour ses bâtiments et accentuer ses mesures d'économie d'énergie.