Mercredi matin, Luc Fortin était accompagné des membres de sa famille pour cette annonce.

Luc Fortin promet l’école «D» dans Ascot

S’il est reporté au pouvoir, le député libéral Luc Fortin s’engage à ce que l’école « D » voie le jour à proximité de l’école internationale du Phare.

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) n’a pas obtenu le financement espéré pour mener ce projet de construction et s’apprête à le déposer de nouveau lors d’une séance du conseil des commissaires en septembre.

Le candidat libéral dans Sherbrooke s’est engagé à tout mettre en œuvre pour faciliter la construction de cette éventuelle quatrième école primaire sur le territoire de la CSRS. L’organisation scolaire a pu construire trois nouvelles écoles primaires sur son territoire au cours des trois dernières années, soient des Aventuriers, du Boisé-Fabi et la Croisée, dans les secteurs de Saint-Élie et de Rock Forest.

La CSRS avait obtenu en 2017 un financement de 4,35 M$ pour agrandir cette école située dans le secteur d’Ascot, un quartier qui connaît un important développement. L’agrandissement prévu à Jean-XXIII devait faire passer le nombre de classes de 12 à 20. Or, l’espace n’est déjà plus suffisant et la CSRS privilégie un nouveau bâtiment au lieu d’agrandir l’école Jean-XXIII.

Le projet de l’école D ne part donc pas de zéro, souligne Luc Fortin. « On a déjà des sommes; on va pouvoir utiliser les 4,35 M$ prévus pour l’école Jean-XXIII et amener l’école ici. »

Le nouvel établissement primaire compterait 14 classes et l’initiative est évaluée à environ 9 M$.

Soutient-il le scénario d’une nouvelle école secondaire à Sherbrooke, comme l’étudie actuellement la CSRS? « Je pense que ce sera une nécessité. On a déjà des discussions très préliminaires avec la CSRS. Ce que je peux vous dire, ce que la CSRS envisage comme scénario, ce n’est pas une construction d’école qui est sur le territoire que je représente comme député », note-t-il en soulignant que le projet étudié est à Sherbrooke, mais pas dans sa circonscription.

Rappelons que la CSRS est à court d’espace dans certaines de ses écoles secondaires, notamment au Triolet et à Mitchell-Montcalm. Selon les dernières données disponibles, 1421 élèves de plus sont attendus au secondaire au cours des 10 prochaines années et la CSRS dénombre 843 places manquantes. Elle étudie différents scénarios, dont la possibilité de construire un autre établissement secondaire. Le secteur du boulevard René-Lévesque est un des scénarios étudiés. Parmi les facteurs qui pourraient influencer le dossier, on compte l’agrandissement et le réaménagement du Centre de formation professionnelle 24 -Juin, un projet évalué à quelque 67 M$. La CSRS a obtenu récemment 2 M$ de Québec afin de faire l’étude du projet, mais cette étape ne garantit pas sa concrétisation.

Réaction du PQ

Le candidat péquiste dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau, a tenu à réagir et a reproché à M. Fortin de s’engager pour un projet qu’il n’a pu concrétiser dans son dernier mandat. « S’il était deux coups d’avance, il aurait annoncé l’école d’Ascot et il referait une annonce pour l’école secondaire. Clairement, on n’a pas un député qui fait preuve d’un leadership important. » La CSRS n’a cependant pas encore déposé de demande d’ajouts d’espaces pour le secondaire.

Guillaume Rousseau fait aussi valoir que « la moindre des choses » serait d’annoncer 21 classes pour l’école D. Il fait ainsi référence aux propos tenus par le président de la CSRS, Gilles Normand, qui mentionnait en février dernier que le modèle proposé pour l’école D (établi à 14 classes) pourrait être agrandi jusqu’à 21 classes, comme ce fut le cas à l’école la Croisée.

Interrogé sur le refus du dossier de l’école D en point de presse, Luc Fortin a répondu qu’il s’agit d’une question d’enveloppe budgétaire. « C’était une nouvelle demande et il y avait déjà beaucoup. Cette année, ça ne peut pas fonctionner, mais dans un prochain mandat, on sera capable de le faire. »