Souhaité pour l’hiver 2018, le centre de jour au centre-ville de Sherbrooke risque finalement de se faire attendre plus longtemps que prévu.

L'ouverture du centre de jour retardée

Souhaité pour l’hiver 2018, le centre de jour au centre-ville de Sherbrooke risque finalement de se faire attendre plus longtemps que prévu. La recherche d’un financement récurrent et les enjeux de la gouvernance sont au cœur des défis qui se posent dans ce dossier actuellement.

« Au départ, je faisais partie des intervenants qui voulaient que le projet démarre vite parce que le besoin est urgent, quitte à ce que le projet soit imparfait au départ. Mais les gens du milieu m’ont fait comprendre qu’ils voulaient un centre de jour, oui, mais qu’ils voulaient que le projet démarre seulement quand il sera solide et que son financement sera assuré à long terme », explique la directrice de la Santé publique de l’Estrie, Mélissa Généreux.

L’argent étant bien sûr au cœur des préoccupations, Dre Généreux a cherché dans tous les tiroirs du CIUSSS de l’Estrie-CHUS les sommes qui pourraient être allouées au centre de jour du centre-ville de Sherbrooke. Elle a réussi à réunir près de la moitié de la somme requise pour mettre en place ce centre de jour tel qu’il est souhaité par le milieu, soit près de 100 000 $.

Et pour le reste? « Du financement temporaire, on en trouvait un peu partout, mais nous sommes soucieux de mettre de l’avant un projet qui va durer dans le temps », confirme Karole Forand, directrice générale de la Corporation de développement économique communautaire de Sherbrooke et membre du Groupe de travail intersectoriel (GTI) qui a été mis sur pied pour réfléchir au projet.

« Au départ, je faisais partie des intervenants qui voulaient que le projet démarre vite parce que le besoin est urgent, quitte à ce que le projet soit imparfait au départ. Mais les gens du milieu m’ont fait comprendre qu’ils voulaient un centre de jour, oui, mais qu’ils voulaient que le projet démarre seulement quand il sera solide et que son financement sera assuré à long terme », explique la directrice de la Santé publique de l’Estrie, Mélissa Généreux.

Nouvel organisme

Outre la question du financement, une autre question est importante dans ce projet : qui gouvernera le projet?

« Selon la volonté du milieu, on ne veut pas que ce soit le centre de jour du CIUSSS de l’Estrie-CHUS parce qu’on sait que les utilisateurs ne s’identifient pas de la même façon aux centres qui sont institutionnels. La voie la plus facile serait de prendre un organisme et de lui donner une deuxième mission, mais selon l’expérience, ça peut créer une compétition au sein même de l’organisme. Le mieux serait donc de créer un nouvel organisme à but non lucratif (OBNL), ce qui est la volonté du milieu », ajoute Dre Généreux.

Bien sûr, la création d’un nouvel OBNL demande plus de temps et d’énergie. Mais les étapes se franchissent une à une.

« Un partenariat avec une fondation et avec des gens de l’Université de Sherbrooke pourrait être possible, mais il est encore trop tôt pour s’avancer », ajoute Karole Forand.

Les partenaires réunis au cours du GTI ont monté un modèle de centre de jour idéal, un modèle qui pourrait répondre à tous les besoins des 50 à 150 utilisateurs qui pourraient franchir ses portes quotidiennement.

« La question à laquelle le milieu doit répondre prochainement, c’est : « est-ce qu’on ne pourrait pas commencer en mode pilote »? Par exemple, au lieu d’ouvrir cinq jours, est-ce qu’on pourrait commencer en ouvrant moins de journées, pour commencer avec les contributions financières que nous avons déjà? » se questionne la directrice de la Santé publique Mélissa Généreux.

Rappelons que le centre de jour offrira trois volets de service : l’accueil, l’information, la référence et l’accompagnement; l’animation du milieu; les services de santé et les services sociaux. L’emplacement final n’a toujours pas été déterminé, mais quelques adresses situées majoritairement sur la rue Wellington Sud ont été identifiées comme prometteuses.