Louis Lagassé, 72 ans, portera sa cause en appel après avoir été condamné jeudi, en France, à trois ans d’emprisonnement délictuel, à une amende de 375 000 euros et à dédommager financièrement diverses parties intimées.
Louis Lagassé, 72 ans, portera sa cause en appel après avoir été condamné jeudi, en France, à trois ans d’emprisonnement délictuel, à une amende de 375 000 euros et à dédommager financièrement diverses parties intimées.

Louis Lagassé ira en appel

La Tribune
L’homme d’affaires sherbrookois Louis Lagassé ira en appel de sa condamnation imposée par le tribunal judiciaire de Quimper en France.

M. Lagassé l’a annoncé aux médias, vendredi après-midi à Sherbrooke. Il a été condamné jeudi à trois ans d’emprisonnement délictuel, à une amende de 375 000 euros et à dédommager financièrement diverses parties intimées pour avoir effectué de nombreuses « ponctions de trésorerie » dans les coffres de l’entreprise Lagassé communication et industries (LCI), à Douarnenez en Bretagne.

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Celui qui a siégé au conseil d’administration d’Hydro-Québec s’est présenté devant les médias pour un court point de presse tenu au Coco Frutti, à une heure d’avis. Le point de presse a été diffusé en direct sur la page Facebook d’Ici Estrie. L’homme d’affaires n’a pas voulu répondre aux questions des journalistes. 

« Aujourd’hui, je me présente à vous, secoué par le verdict des cours en Bretagne, a commenté Louis Lagassé. J’ai passé toute ma vie et ma carrière à soutenir et démarrer des entreprises, créer et maintenir des emplois dans des secteurs innovants qui comportaient des risques, et [j’ai] contribué à l’économie locale et régionale, au meilleur de ma connaissance et de mon expérience. »

« Depuis 2012, c’est la première fois que je m’adresse à vous dans ce dossier qui a été très préoccupant pour moi, a-t-il enchaîné. Je ne pouvais pas en parler et je me dois et devais me tenir silencieux compte tenu de la restriction imposée par les lois françaises à ne pas parler de la cause. »

« De toute ma carrière, c’est une situation fâcheuse pour moi et pour tous mes anciens employés français et mes employés canadiens, a-t-il poursuivi. Puisque je considère que je n’ai pas eu droit à un procès juste et équitable, mes aviseurs légaux vont faire le nécessaire pour aller en appel de la décision rendue le 16 janvier. »

« Pour le moment, j’ai besoin de repos et de concentrer tous mes efforts à assurer la défense de mes droits et de mon intégrité. J’ai le soutien de ma famille et de mes proches. Cela me donne beaucoup de force et d’énergie malgré ma condition de santé qui n’est pas parfaite », a-t-il résumé.

Le Sherbrookois est âgé de 72 ans. Il ne s’est pas rendu au tribunal français, jeudi, en raison de ses problèmes de santé.