L'OMS prédit une crise mondiale du cancer si on n'intensifie pas la prévention

Une crise mondiale du cancer se profile à l'horizon si des moyens de prévention plus efficaces ne sont pas mis en oeuvre d'urgence.
C'est la conclusion à laquelle en arrive le «Rapport sur le cancer dans le monde 2014» publié lundi par l'Organisation mondiale de la santé, préparé par quelque 250 chercheurs de plus 40 pays.
Ce rapport estime que le nombre annuel de nouveaux cas de cancer devrait passer de 14 millions en 2012 à 22 millions au cours des 20 prochaines années.
L'augmentation est surtout imputable à la croissance et au vieillissement des populations dans les pays en voie de développement, soit en Afrique, en Asie et en Amérique centrale et du Sud, où l'augmentation du nombre de cas de cancer est disproportionnée par rapport aux pays industrialisés.
Les auteurs du rapport notent que les coûts associés au fardeau du cancer dépasse non seulement la capacité des pays en voie de développement mais affectent aussi négativement les économies des pays les plus riches. Le coût économique annuel total du cancer a été estimé, en 2010, à 1160 milliards $.
Selon le rapport, les traitements sont, à eux seuls, insuffisants pour mener cette lutte et il est essentiel de se concentrer davantage sur la prévention.
Il fait valoir que des campagnes de vaccination efficaces contre les virus de l'hépatite C et du papillome humain font reculer les cancers du foie et du col utérin, que des campagne contre le tabagisme sont d'une importance cruciale, tout comme la promotion de l'activité physique.
Par ailleurs, les auteurs soulignent que plusieurs méthodes simples de détection et de traitement précoces sont connues et doivent être vues comme un investissement et non comme un coût.