L’offre de service dans les camps de jour passe à 75 %

La Ville de Sherbrooke a modifié à nouveau la capacité d’accueil de ses camps de jour pour la faire passer, dans la confusion la plus totale lundi soir, de 60 à 75 %. Alors que les organismes désignés gestionnaires réclamaient le statu quo au début du mois pour leur permettre de s’organiser, il semble qu’ils aient acquiescé à ce nouveau changement.

Rappelons que le 1er juin dernier, lors du précédent conseil municipal, les élus avaient tranché que la capacité d’accueil dans les camps de jour n’était que de 60 % par rapport à la capacité maximale lors d’un été régulier. Malgré l’annonce du gouvernement du Québec, qui revoyait ses ratios entre animateurs et enfants, les organismes délégués gestionnaires rapportaient le 5 juin qu’il était trop tard pour revenir en arrière. La présidente du conseil Nicole Bergeron a indiqué lundi que la nouvelle offre de service avait été établie avec les dirigeants des camps de jour.

Selon les documents rendus publics lundi, les inscriptions recensées en 2020 représentent 15 783 places, soit environ 70 % de la capacité habituelle. On y ajoute une marge de manœuvre de 5 % pour faire passer le nombre de places totales maximum à 16 572.

On y lit qu’il s’agit d’une offre de service globale « en fonction de la capacité d’accueil des organismes désignés gestionnaires », donc qu’il s’agit d’un maximum, et non d’un objectif à atteindre.

La conseillère Annie Gobdout s’est dite confuse par rapport aux discussions tenues la semaine dernière avec les gestionnaires des camps de jour et craint des problèmes d’organisation si les ratios sont modifiés. Elle souhaite éviter que les camps de jour commencent plus tard que prévu. « Nous n’avions pas été mis au courant qu’il y avait des changements. Je suis surprise. »

Marc Denault a lu un courriel reçu d’un organisme désigné gestionnaire le 8 juin dans lequel l’interlocuteur disait que ses troupes sont épuisées. 

Devant la confusion, Évelyne Beaudin a demandé s’il était possible de valider avec un fonctionnaire, une idée qui a été écartée en raison de l’heure tardive à laquelle la décision s’est prise. 

Nicole Bergeron a dénoué l’impasse en proposant une nouvelle vérification mardi, tout en misant sur le fait que les fonctionnaires municipaux avaient certainement consulté le milieu avant de formuler une recommandation. « Si le ratio de 75 % ne convient pas, nous reviendrons avec une abrogation pour statuer sur le pourcentage que les organismes sont capables de livrer. »

Rappelons qu’il sera maintenant permis d’avoir un animateur pour dix enfants chez les 5-6 ans, un animateur pour douze enfants pour les 7-8 ans et un animateur pour 15 enfants pour les plus vieux. Dans tous les cas, la distance de deux mètres entre tous les individus devra être respectée.

Les mesures sanitaires applicables aux camps de jour entraînent des dépenses supplémentaires de 621 000 $ pour la Ville de Sherbrooke.