Le Marché Locavore de Racine organise un premier marché de Pâques, le samedi 8 avril de 10 h à 12 h.

Locavore propose de « casser » l'hiver

L'hiver prendra fin samedi, quoi qu'en disent les météorologues. L'équipe de la Coopérative de solidarité agroalimentaire de Racine, qui gère le Marché Locavore, en a décidé ainsi en tenant un premier Marché de Pâques le samedi, 8 avril de 10 h à midi.
Une quinzaine de producteurs et d'artisans proposeront leurs produits, comme du miel, du vin, différentes sortes de viandes, des pâtisseries et du fromage. Parmi ceux-là, Daniel Blouin, des Jardins Zone Orange et son argousier, et Hélène Drainville, de la ferme des Péchés moutons, apprécient l'occasion de retrouver leur fidèle clientèle du Marché.
« Le Marché Locavore est un bel endroit. La clientèle est bien établie et a hâte que les activités reprennent. Le contact avec les clients et les heures fixes d'ouverture du marché nous conviennent parfaitement tout au long de la saison régulière et lors d'activités spéciales. L'évènement du 8 avril nous permettra de ''casser'' l'hiver et d'étirer le plaisir avec les acheteurs en leur proposant nos jus, sorbets et vitacubes (fruits broyés pour fabriquer des smooties) », affirme Daniel Blouin, directeur de Zone Orange située à Sainte-Anne-de-La-Rochelle.
Le contact direct entre producteurs et consommateurs est aussi un atout important du Marché, pour Hélène Drainville, propriétaire de la ferme les Péchés Moutons à Bonsecours.
« Le marché de Pâques nous permettra de rencontrer nos fidèles clients. Cette période est un bon moment pour nous puisqu'il existe une tradition dans certaines cultures de manger de l'agneau à Pâques et c'est ce que nous produisons. Il y a une plus grande demande, le produit est disponible en plus grande quantité et il est donc il plus facile d'offrir de l'agneau frais ».
La productrice précise qu'il serait préférable de réserver son gigot ou son agneau entier avant le 8 avril en se rendant sur le site internet du Marché Locavore.
Une demande des producteurs
Le président de la Coopérative de solidarité agroalimentaire de Racine, Gaston Michaud, explique que le Marché Locavore évolue avec les besoins exprimés par les membres.
« Les producteurs du Locavore ont émis le désir qu'un marché de Pâques soit organisé, un marché entre deux saisons. Ç'a été la même chose pour le marché de Noël, c'est un désir clairement nommé qui en est à l'origine. Lorsqu'une activité est préparée de cette façon, on s'assure d'une participation significative. Quatre cents personnes se sont déplacées au marché de Noël même si la météo n'était pas clémente. »
Bien que des artisans soient présents au marché Locavore pendant la belle saison, M. Michaud souligne l'importance que l'objectif soit dirigé sur son aspect agroalimentaire. Ainsi, une quarantaine de producteurs se partagent l'espace, soit 22 en kiosque et une vingtaine en consigne.
Lors de l'assemblée générale de la coopérative du 22 mars dernier, les membres ont décidé, entre autres priorités annuelles, de garder la structure actuelle du marché public telle quelle et que les personnes désirant s'impliquer soient approchées différemment.
« Même s'il y a une demande, de nouveaux espaces de ventes ne seront pas créés. Nous faisons en sorte qu'il n'y ait pas de concurrence entre les producteurs et nous voulons que le marché demeure un endroit de rencontre et d'échange. Locavore est un véritable milieu de vie convivial », précise le président de la coopérative.
Du côté des bénévoles, l'approche sera maintenant axée sur des besoins précis et ponctuels. « Les gens seront sollicités afin de faire partie de la vie sociale du marché. Il leur sera demandé d'apporter un support pour des tâches spécifiques. Ainsi, le sentiment d'appartenance envers le marché ne sera qu'amplifié », pense M.Michaud.
Les marchés saisonniers prospèrent
Contrairement au Marché de solidarité de Sherbrooke, les deux marchés publics saisonniers du Val-Saint-François semblent bien se tirer d'affaire, malgré l'augmentation de l'offre des produits locaux dans les marchés à plus grande surface.
Le marché public local « n'adopte vraiment pas le même concept que celui de Sherbrooke, alors l'impact est difficile à cerner, explique Nancy Rheault, coordonnatrice du Marché champêtre de Melbourne. Nous sommes conscients que les produits locaux se trouvent de plus en plus dans les grandes surfaces et on y pense. À la limite, c'est encourageant de voir cette ouverture de la part de gros joueurs de l'alimentation. Par contre, les consommateurs n'y trouvent pas l'ambiance chaleureuse et le contact direct avec les producteurs locaux. »
Même situation au Marché Locavore de Racine, où l'achalandage a augmenté considérablement en 2016. Auparavant, la moyenne hebdomadaire du nombre de visiteurs était d'environ 500, alors qu'en 2016, plus de 800 personnes visitaient le lieu de vente chaque semaine.
Comme à Melbourne, la particularité du marché de Racine réside dans la proximité entre les consommateurs et les producteurs ainsi que dans sa qualité d'accueil. « Avec l'agora, une place de rencontres a été créée. Lors des journées de marché, de petites attentions attendent les visiteurs, comme du maïs chaud en saison ou des fèves au lard. Nous prenons soin de maintenir une atmosphère agréable pour les clients du Locavore », explique Gaston Michaud, président de la Coopérative de solidarité agroalimentaire de Racine.
Outre son marché de Pâques du 8 avril, le Marché Locavore de Racine ouvrira ses portes tous les samedis, du 3 juin au 14 octobre. Le Marché champêtre de Melbourne sera également actif les samedis, mais du 13 mai au 28 octobre et avec de nouvelles heures d'ouverture. Une programmation sera officiellement présentée en mai.