La Ville de Sherbrooke travaille avec l’Université de Sherbrooke pour trouver une façon d’aménager une voie cyclable qui traversera le viaduc enjambant l’autoroute 610, sur la 12e Avenue.

Lien cyclable au-dessus de la 610 : la Ville et l’UdeS cherchent une solution

La Ville de Sherbrooke travaille avec l’Université de Sherbrooke pour trouver une façon d’aménager une voie cyclable qui traversera le viaduc enjambant l’autoroute 610, sur la 12e Avenue. C’est ce qu’a expliqué la directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke, Caroline Gravel, à la suite d’une question de citoyens lundi à l’hôtel de ville.

Julien Leroux et Amélie Solis, ex-délégué et actuelle déléguée au développement durable de l’Association générale des étudiantes et étudiants en médecine de l’Université de Sherbrooke, ont voulu rappelé l’intérêt des étudiants et employés du CHUS d’avoir accès à une piste cyclable entre la rue du 24-Juin et le centre hospitalier.

« Le dossier a fait à plusieurs reprises l’objet de discussions au conseil municipal. Nous étions avec le député de Saint-François M. (Guy) Hardy et le maire parlait des nouvelles technologies. Il serait intéressant que le ministère des Transports travaille avec l’Université de Sherbrooke à pouvoir élargir le pont au-dessus de la 610 pour permettre l’aménagement d’une voie vers le CHUS », a mentionné le conseiller Marc Denault, nouveau président du Centre de mobilité durable de Sherbrooke. Il a ajouté que les interventions sur la 12e Avenue dépendraient des budgets disponibles.

Caroline Gravel a rappelé que le lien multifonctionnel était commencé entre les rues Després et Brûlotte. « Il n’est pas tout à fait complété parce que nous avons dû arrêter à cause du froid. L’objectif est de continuer jusqu’au CHUS. Il y a une portion existante de l’autre côté du viaduc.

« Nous avons fait une demande de subvention dans le cadre du programme Véloce 3 pour ce projet-là. Elle a été faite avec une portion sur le viaduc qui est non recevable au ministère des Transports parce qu’elle ne respecte pas les règles. Comme M. Denault vient de le dire, nous sommes avec l’Université de Sherbrooke, avec une chaire de recherche, pour trouver un moyen différent de passer au-dessus de l’autoroute 610. Élargir un viaduc coûterait excessivement cher. Le viaduc appartient au ministère des Transports. Ça nous prend leur support pour faire une intervention. »

Le conseiller du district des Quatre-Saisons, Vincent Boutin, ajoute que l’option envisagée utiliserait de nouveaux composites d’aluminium. « Nous pourrions construire une structure hyperlégère qu’on pourrait accrocher au viaduc. Ça rendrait le projet moins onéreux. Sinon, il faut refaire le viaduc ou construire une passerelle. »

M. Boutin ajoute que les travaux qu’il espérait pour 2018 pourraient être retardés. « Nous sommes en attente de réponses du programme Véloce 3. Une partie du projet pourrait être admissible. Nous avons la volonté de poursuivre la piste cyclable jusqu’au Tim Hortons rapidement. Je pensais que ce serait en 2018, mais comme nous attendons une réponse du programme, elle n’a pas été mise au budget pour le moment. L’objectif est de régler le dossier dans ce mandat-ci. Le député est bien au fait de la situation. Je ne lâcherai pas le dossier et je suis rassuré que nos services y travaillent avec l’Université de Sherbrooke. Ce n’était pas mon initiative, donc ça me démontre qu’eux aussi y croient. C’est motivant pour la suite. »
Caroline Gravel a ajouté que toutes les options avaient été analysées. « L’espace est restreint. D’un côté, on a des talus et de l’autre des commerces. Les options pour passer au-dessus de l’autoroute ont été envisagées. Nous avons aussi eu plusieurs rencontres avec le ministère des Transports à ce sujet. »

Le maire Steve Lussier dit avoir rencontré le député Luc Fortin à ce sujet lundi.