Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
L’artiste peintre et collagiste Adèle Blais dans son environnement de travail.
L’artiste peintre et collagiste Adèle Blais dans son environnement de travail.

L'histoire de femmes « remarquables » à même votre salon

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
L’artiste peintre autodidacte et collagiste Adèle Blais n’est pas arrivée au bout de ses idées. Après avoir lancé trois filtres en réalité augmentée sur les réseaux sociaux dans le cadre de la journée des droits des femmes, voilà qu’elle développe une application numérique qui offrira à la population une incursion complète dans son univers artistique.

Sans surprise, l’univers artistique d’Adèle Blais tourne toujours autour des femmes et de leurs histoires. Grâce à la technologie de réalité augmentée, l’artiste sherbrookoise souhaite amener son art à un second niveau en y développant notamment son volet éducatif.

À partir de leur téléphone, les personnes intéressées seront invitées à contempler les œuvres d’Adèle Blais en réalité augmentée directement sur les murs de leur maison. De touchants récits, rédigés par l’historienne Sophie Beaudeuf ainsi que la recherchiste et scénariste Julie Boisvert, accompagneront chaque tableau en vue de propager l’histoire de femmes « remarquables ».

« Nous allons réparer l’oubli. Nous allons nous asseoir confortablement dans notre salon et écouter ce que ces femmes avaient à dire », mentionne Adèle Blais.

L’icône de la mode Coco Chanel, Marilyn Monroe ou encore l’écrivaine Jane Austen se trouveront parmi ces 15 femmes mises de l’avant dans l’application numérique qui sera offerte au coût de 10 $. Adèle Blais présentera également, toujours grâce à la réalité augmentée, son environnement de travail.

« La qualité est franchement surprenante! » assure l’artiste.

Plusieurs voix à l’unisson

Quinze femmes connues du grand public québécois ont été interpellées afin de prêter leur voix à la mission d’Adèle Blais, qui se dit d’ailleurs profondément touchée par la vague de solidarité qui l’entoure.

Dominique Michel, Ingrid Falaise, Ludivine Reding, Christine Beaulieu et Alexandra Diaz ont confirmé leur intérêt pour le moment. Une participation « précieuse et significative » aux yeux de l’artiste sherbrookoise.

« Ce sont des femmes occupées, mais elles ont tout de même accepté parce qu’elles sont à la fois émues et heureuses d’avoir été approchées pour rendre hommage à d’autres femmes. Ce sont des personnes de cœur et je sais qu’elles le font pour la bonne raison », indique Adèle Blais.

« Dans l’ensemble de ce projet, il y a vraiment plusieurs humains d’exception, des femmes et des hommes qui se mettent à l’unisson pour parler d’une même voix. Ça me touche profondément. »

Campagne de sociofinancement

Pour donner un élan à son projet qui sera offert en français et en anglais, Adèle Blais a lancé mercredi une campagne de sociofinancement sur la plateforme collaborative La Ruche. Près de 85 % de son objectif avait déjà été atteint vendredi.

Un montant d’environ 50 000 $ a été fixé grâce au Fond MILLEetUN pour la jeunesse qui s’est engagé à doubler la somme amassée. Pourquoi? Pour rendre le projet plus accessible aux jeunes. Un jeu-questionnaire « jeunesse » sur l’histoire des femmes est d’ailleurs en conception.

« Ma signature visuelle en tant qu’artiste, elle est faite. Je peux maintenant déployer mon énergie sur le message. Si je devais auparavant convaincre des adultes d’investir dans mon art, j’ai la chance maintenant de partager ma mission aussi auprès des jeunes. »

À chaque 500 applications vendues, Adèle Blais s’engage par ailleurs à remettre 500 applications à des écoles situées dans des milieux défavorisés à travers le monde.

Les contreparties offertes sur la campagne de sociofinancement vont aussi dans ce sens. L’artiste offre notamment de rendre visite aux jeunes dans les écoles pour une conférence personnalisée en fonction de l’âge des élèves. Il est aussi possible de précommander le livre d’art Fortes, qui sera en vente dès l’automne ou de se procurer une œuvre originale d’Adèle Blais.