Les Sherbrookois sont confrontés à trois types d’horodateurs différents pour se garer sur le territoire de Sherbrooke avec l’UdeS, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS (photo) et la Ville de Sherbrooke.

L’harmonisation des stationnements impossible

La Ville de Sherbrooke, l’Université de Sherbrooke (UdeS) et le CIUSSS de l’Estrie-CHUS sont les plus grands propriétaires de places de stationnement payantes à Sherbrooke. Or, les systèmes pour payer les droits de se garer sont totalement différents les uns des autres. Les utilisateurs doivent donc se confronter à trois types d’horodateurs différents et télécharger deux applications tout aussi différentes (Passport Canada et BCiti), tout ça seulement sur le territoire de Sherbrooke.

Une harmonisation des systèmes de paiement était tout simplement impossible, assure le directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Jean Ferland.

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« J’ai pensé dès le départ à la possibilité d’harmoniser les méthodes de paiement, mais c’était impossible à faire à cause des systèmes d’appels d’offres au Québec. Nous devions choisir le plus bas soumissionnaire conforme, et c’est ce que nous avons fait », explique le directeur des services techniques au CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Jean Ferland.

En synchronicité

Pour réussir une harmonisation sur le territoire, il aurait fallu que la Ville, le CIUSSS et l’UdeS soient rendus à changer leurs systèmes d’horodateurs en même temps et qu’ils se concertent pour soumissionner ensemble. Mais ce n’était pas le cas. L’Université de Sherbrooke a changé ses bornes de paiement il y a quelques années à peine.

« Quand c’est possible de travailler dans un objectif d’harmonisation, on le fait, et on va continuer de le faire. Prenez par exemple les cartes d’accès pour l’hôpital. Nous sommes rendus à les changer, et l’Université aussi. On travaille ensemble pour avoir le même système pour que ce soit plus simple », explique Jean Ferland.

L’obligation de faire affaire avec le plus bas soumissionnaire conforme pour les organismes publics crée parfois des situations plus compliquées qu’espérées.

« Le centre femme-jeunesse-famille sera bâti à côté du CHUS Fleurimont actuel. Or nous risquons de nous retrouver avec deux systèmes différents pour les contrôles dans l’hôpital. Imaginez, deux systèmes de contrôle différent dans un même bâtiment ! Mais on n’a pas le choix », assure M. Ferland.