C’est dans une ambiance un peu nostalgique que les simulacres de sorcières, fantômes, monstres, et joueurs des Faucons (!) se sont donné rendez-vous à la maison d’André Hardy, sur la rue Bowen Sud, pour se faire une frousse.

L'Halloween pour une dernière fois sur la rue Bowen

C’est dans une ambiance un peu nostalgique que les simulacres de sorcières, fantômes, monstres, et joueurs des Faucons (!) se sont donné rendez-vous à la maison d’André Hardy, sur la rue Bowen Sud, pour se faire une frousse.

Les enfants de M. Hardy ont participé à la fête pour une dernière fois et ont appris de leur père, qui a commencé cette tradition il y a 15 ans. Pierre-Alexandre a personnifié un Frankenstein guillotineur pour l’occasion. « Mon père m’a toujours dit que ce qui nous touche de l’Halloween, tout le monde est égal, tout le monde va avoir un sac de croustilles. Que tu aies un déguisement beau ou laid, peu importe combien il a coûté, tout le monde va avoir la même chose après l’Halloween », décrit-il, ajoutant qu’il fera la même chose lorsqu’il aura une maison, si la grandeur du terrain le permet.

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« Il ne faut pas que l’Halloween disparaisse, ça c’est sûr et certain », lance-t-il. 

La sœur de Pierre-Alexandre, Andréanne, en a profité tout au long des préparations. « Ça me rend nostalgique, car je fais ça depuis que je suis toute petite avec mon père, avoue-t-elle. Cette année, je me suis mise à fond dans les décorations et j’en ai profité le plus que je pouvais. »

« C’est assez exceptionnel. Je suis aussi nostalgique en voyant les décors et tout le temps que ça prend pour tout installer », mentionne pour sa part Élodie Hardy.

Émerveillés, mais déçus de la fin

Les visiteurs, eux, avaient les yeux grands en voyant les comédiens et les nombreuses décorations sur le terrain. Cependant, tous s’entendaient, ils sont déçus que la traditionnelle maison hantée ne soit pas de retour l’an prochain. « Je viens depuis plusieurs années, explique Jean-Denis Doucet, un visiteur. Cette année, c’est la fois que la coche est la plus haute. Ça me fait quelque chose que ça finisse. Maintenant, je passe avec mes petites nièces et leurs amies. »

« On ne voulait pas manquer ça! lance Ginger Batley. On ne voulait pas manquer les décors... et les bonbons! On aime les gens qui embarquent et qui donnent plus que leur 100 %. Nous allons nous ennuyer. »

En tout, 800 sacs de friandises ont été distribués par les Hardy.

Une première qui fait « un peu peur » pour une famille venue d’Afrique

Une famille de la République centrafricaine récemment arrivée à Sherbrooke a vécu sa première fête de l’Halloween. À l’école, tout était différent : les autres amis étaient déguisés. 

« Ça faisait un peu peur, décrit la petite Timoussi-Débillonaise. Les gens étaient déguisés. Ils étaient en monstres ou en morts. On a quand même aimé ça. On a mangé des bonbons. »

« J’aimerais me déguiser l’an prochain, mais je ne sais pas en quoi! », poursuit-elle.

« Nous sommes allés voir un film à la bibliothèque. Il faisait peur! On a dansé, il y avait beaucoup de jeux », se réjouit quant à lui son frère cadet, Petitjesus-Lemeilleur.

Le père de la famille de sept enfants, Aubin Madjitoroum entendait parler de l’Halloween pour la toute première fois. « Là-bas, on ne fête pas l’Halloween. Nous, on ne sait pas ce que c’est et comment ça se passe. On est arrivés il y a quatre mois », explique-t-il, le sourire aux lèvres.

Cependant, une autre fête ressemble un peu à celle de l’Halloween. « En Afrique, le premier janvier, les enfants passent de porte en porte avec un bouquet de fleurs. Chez nous, ça se passe à cette date », raconte-t-il.