Au cours des prochains mois, L’Gros Luxe se transformera en restaurant déjeuner. L’Œufrier ira s’installer dans le local situé au 146, rue Wellington Sud.
Au cours des prochains mois, L’Gros Luxe se transformera en restaurant déjeuner. L’Œufrier ira s’installer dans le local situé au 146, rue Wellington Sud.

L’Gros Luxe se transformera en Œufrier

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
Le restaurant déjeuner L’Œufrier prendra la place de l’ancien L’Gros Luxe sur la rue Wellington Sud.

Dans le meilleur des scénarios, le franchisé, Félix-Antoine Thibault, aimerait que son restaurant soit en opération en octobre. 

« On fait un virage à 180 degrés, explique M. Thibault. On s’en va frapper un gros coup avec eux, surtout au centre-ville. Les gens pourront venir bruncher et aller faire les boutiques après. Le matin, on sera un bel atout pour le centre-ville. »

« On croit encore à notre emplacement, poursuit-il. On sait que c’est difficile, les gens ont de la difficulté à traverser les travaux. Mais quand ce sera fait, ce sera le jack pot. »

Félix-Antoine Thibault, qui possédait 25 % du Gros Luxe, affirme que son nouveau restaurant offrira beaucoup de diversité. « Il y a du végé et du végan. Il y a aussi un petit menu Keto. Il y a de tout : un gros bar à smoothies, des milk-shakes », décrit-il, ajoutant que la bannière fonctionne depuis 1995. 

L’autre partie de la franchise sherbrookoise du Gros Luxe appartenait au Groupe La Bouffe. Pour l’Œufrier, une marque appartenant à ce groupe, les pourcentages resteront les mêmes. 

Ouvrir un restaurant en pleine pandémie mondiale est un beau défi pour un entrepreneur. « On n’est pas tant stressés. La cuisine est déjà là, c’est le décor qui va changer. Au Gros Luxe, la clientèle est là. Des amis qui ont des restaurants déjeuner disent qu’ils sont pleins tous les matins. La clientèle sherbrookoise est incroyable : ils tiennent au local. L’Gros Luxe était plein du mercredi au dimanche, je ne vois pas pourquoi il n’y aurait plus personne du jour au lendemain », estime le restaurateur. 

L’Gros Luxe

La fermeture du restaurant L’Gros Luxe de Sherbrooke ne se fait pas dans la transparence la plus complète, affirme l’ex-franchisé. Selon Félix-Antoine Thibault, la COVID-19 n’a pas tué son ancien restaurant. Une discorde entre le franchiseur et le franchisé serait à l’origine de la fermeture de l’entreprise.

Le restaurateur pense que le message qu’a publié le franchisé n’était pas tout à fait véridique. « Du mercredi au dimanche, j’étais plein tous les soirs. Durant la COVID, le take-out allait très bien », assure-t-il. 

« [Ce qu’il est écrit sur Facebook] n’est pas faux à 100 %, convient M. Thibault. Mais le franchiseur protège l’image de la marque. Je trouve que la COVID est l’excuse facile en ce moment, surtout pour les restaurateurs. Au Gros Luxe, on a réussi à se revirer assez vite. On a été capable de s’en sortir malgré tout. C’est ce que j’aime à être entrepreneur : déplacer les montagnes. La raison de la fermeture n’est pas celle qui est affichée sur Facebook », exprime M. Thibault, assurant cependant n’être en chicane avec personne. 

Quelle est la raison de la fermeture? « Je pense que la COVID a eu son effet, mais pas sur la franchise de Sherbrooke. Je pense que l’effet s’est senti au bureau-chef. La fermeture du restaurant de Sherbrooke est causée par un différend entre les actionnaires de Sherbrooke et la maison-mère. La situation est complexe », répond-il.

Le personnel a donc été avisé samedi de la situation. « Chaque employé est un membre de ma famille. Toute l’équipe était là pour tout le monde. Je trouve ça plate de couper ça raide comme ça », déplore le restaurateur.

Mais techniquement, les employés ne perdent pas leur emploi. « On garde le même numéro de compagnie. Mais on leur laisse le choix de rester ou de partir. Quand on les a engagés, on leur a vendu le concept du Gros Luxe. On comprend que les employés qui travaillent au bar voulaient une ambiance de soir et c’est très normal. C’est ce qu’on trouve plate dans l’histoire, on n’a pas laissé assez de temps [aux employés]. Ça s’est passé en trois jours. Nos comptables vérifient ce qui est le mieux pour eux. On ne les laisse pas tomber », résume M. Thibault. 

Il a été impossible de rejoindre le propriétaire de la bannière, Alex Bastide, mercredi après-midi.