L'Everest pour contrer le cancer

Pour rendre hommage à son frère André-Pierre, emporté trop vite par un cancer à l'âge de 35 ans en juin 2016, l'avocate sherbrookoise Marie-Claude Riou affrontera l'Everest au cours des prochaines semaines.
En compagnie d'une vingtaine d'autres personnes provenant des quatre coins du Québec, dont trois autres Sherbrookois, ils se rendront au camp de base du plus haut sommet de la planète à la fin octobre.
« C'est un défi personnel que je fais pour moi et pour mon frère. Je le fais aussi en l'honneur de Sylvain Poissant, qui a instauré ce groupe. Il sera avec nous lors de ce trek. C'est un homme qui fait preuve de beaucoup de courage. Il se battait contre le cancer en même temps que mon frère », explique Marie-Claude Riou.
Claude Boutin, Martine Théorêt et André Boucher sont les trois autres membres sherbrookois de ce groupe, qui participera à ce trek de 16 jours qui culminera à 5400 mètres.
Le groupe mené par Sylvain Poissant s'envolera vers le Népal le 20 octobre pour rentrer au pays le 12 novembre.
L'objectif du groupe est d'amasser 85 000 $ pour la création d'un fonds de prévention à la Société canadienne du cancer.
Sylvain Poissant combat un cancer de la peau depuis 2006. Il défie les pronostics médicaux depuis plus d'une décennie.
« Je souhaite laisser ma contribution à la prévention du cancer de la peau. Après avoir organisé un trek au Machu Picchu au Pérou, j'ai décidé d'aller encore plus haut et d'organiser un groupe pour aller à l'Everest. Au-delà du défi physique et respiratoire, il va aussi y avoir un défi émotionnel », mentionne M. Poissant.
Chacun des participants doit amasser 6000 $ en dons notamment par le site www.aventuredunevie.com. TIF Manufacturing inc., une entreprise de la région a fourni une chambre hyperbare que les participants amèneront dans leur ascension vers le camp de base de l'Everest.
« Tout le monde est tissé serré. Les participants ont tous un lien avec le cancer. Une fois au camp de base de l'Everest, il est certain que je vais faire un hommage à mon frère », assure Marie-Claude Riou.