Avec le déconfinement progressif, le Partage Saint-François a mis fin, lundi, au confinement des 50 personnes itinérantes qui y vivaient depuis plus d’un mois.
Avec le déconfinement progressif, le Partage Saint-François a mis fin, lundi, au confinement des 50 personnes itinérantes qui y vivaient depuis plus d’un mois.

Levée du confinement pour les itinérants au Partage Saint-François

Avec le déconfinement progressif, le Partage Saint-François a mis fin, lundi, au confinement des 50 personnes itinérantes qui y vivaient depuis plus d’un mois.

Du même coup, ce retour aux activités normales a entraîné le démantèlement du chapiteau extérieur sur les terrains de l’organisme qui offrait les services d’urgence en ces temps de pandémie.

Ces décisions ont été prises en accord avec la santé publique et le CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

« Avec le beau temps, nous retournons à nos services réguliers où les personnes sont libres de leurs allées et venues au cours de la journée. Cependant, nous allons maintenir les consignes de sécurité et de distanciation à l’intérieur du refuge. Le port du masque, le suivi des symptômes et le lavage des mains seront obligatoires. Nous ne sommes pas à l’abri d’une possible contamination, mais nous prenons toutes les mesures pour la prévenir », assure le directeur général du Partage Saint-François, Sébastien Laberge.

Garder en confinement 50 personnes, habituées à être libres de leurs allées et venues et devant composer avec des problèmes de consommation, de santé mentale ou les deux, n’a pas été une mince tâche pour le personnel du Partage Saint-François.

« Le contexte n’était vraiment pas facile. Il a fallu travailler régulièrement en gestion de crise et gérer la consommation de certains pensionnaires notamment. Plusieurs personnes ont été testées pour la COVID-19, mais nous n’avons eu aucun cas. Il devenait très difficile d’empêcher les gens de circuler alors que la société reprenait ses activités. Plusieurs se sentaient comme en prison. Le confinement ne pouvait pas se poursuivre », mentionne Sébastien Laberge.

Il explique que le chapiteau mis en place en collaboration avec la Ville de Sherbrooke, le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, les organismes de la table sur l’itinérance et la fondation Rock-Guertin répondait à un besoin avec le confinement. Maintenant que la vie reprend peu à peu son cours, le Partage Saint-François pourra offrir ces services à même ses installations comme c’était le cas avant le confinement lié à la pandémie de la COVID-19.

Durant la période du 7 avril au 8 mai, plus de 2300 dépannages alimentaires ont été servis. Ce sont entre 50 et 80 personnes qui s’y présentaient chaque jour et l’aire de repos a été utilisée à 440 reprises.

« En plus du dépannage alimentaire, nous donnions des vêtements ainsi que des trousses d’injection sécuritaire. Nous allons encore offrir tous ses services à la porte du Partage Saint-François comme c’était le cas avant la mi-mars », indique M. Laberge qui rappelle que l’organisme communautaire travaille en réduction des méfaits.

Étant donné ces services essentiels de première ligne auprès de la population itinérante, le Partage Saint-François a vu son déficit opérationnel être épongé par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec ainsi qu’avec des dons des députés de la région.

Sébastien Laberge espère maintenant que la population sera au rendez-vous pour reprendre leurs habitudes notamment en faisant des dons à leur magasin ou en y effectuant des achats.

« Maintenant, on repart à zéro. Nous avons mis en place toutes les mesures de sécurité afin de reprendre nos activités au comptoir. Ce sont des revenus de 3000 $ à 4000 $ par semaine dont nous ne pouvons pas nous passer », indique Sébastien Laberge.