Un homme de 33 ans est décédé dans un événement impliquant une intervention policière, le 25 juillet 2020, dans le stationnement du Super C de l’arrondissement de Fleurimont.
Un homme de 33 ans est décédé dans un événement impliquant une intervention policière, le 25 juillet 2020, dans le stationnement du Super C de l’arrondissement de Fleurimont.

Lettre du BEI : pas de sanction pour le SPS

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) n’imposera pas de sanction au Service de police de Sherbrooke (SPS) après lui avoir reproché ses méthodes de communications concernant la mort d’un homme lors d’une intervention policière, en juillet 2020. 

La communication acheminée au directeur du SPS à ce sujet en septembre visait principalement à rappeler les règles d’intervention pour éviter de nuire à une enquête, résume Guy Lapointe Jr, conseilleur au directeur du BEI.

Le BEI reproche au porte-parole du SPS d’avoir mentionné, à la suite d’un événement survenu dans la cour du Super C de l’arrondissement Fleurimont, le 25 juillet 2020, que « le SPS n’a aucune raison de croire qu’une faute a été commise lors de cet événement ». 

La Ville a rétorqué en indiquant que l’intention du SPS était de préciser qu’aucune sanction n’était imposée au policier impliqué dans l’événement.

Guy Lapointe Jr précise l’intention du BEI. « Ce que nous souhaitions rappeler, c’est que le corps de police impliqué dans un événement ne devrait pas commenter l’enquête. Nous ne voulons pas que les perceptions des citoyens qui ont été témoin de la scène soient teintées par les commentaires des policiers. Il y a un risque que l’opinion publique croit que les résultats de l’enquête sont connus d’avance. Les policiers impliqués peuvent communiquer sur l’événement en donnant les lieux, les détours nécessaires, mais ils ne peuvent pas commenter l’enquête. »

M. Lapointe Jr convient qu’il n’y aurait eu aucune faute à dire directement que le policier impliqué dans l’événement demeure en poste.

« Nous ne croyons pas que le SPS a été de mauvaise foi. Nous souhaitions seulement rappeler le Règlement sur le déroulement des enquêtes du Bureau des enquêtes indépendantes. »

C’est le Directeur des poursuites criminelles et pénales qui doit se prononcer sur la responsabilité criminelle des policiers. À l’heure actuelle, ce dossier ne lui a toujours pas été soumis.