« Ça va mieux en Estrie depuis quatre jours, mais ça veut dire que le virus circule et qu’il faut continuer d’appliquer les consignes », a indiqué le directeur de la Santé publique de l’Estrie Dr Alain Poirier.
« Ça va mieux en Estrie depuis quatre jours, mais ça veut dire que le virus circule et qu’il faut continuer d’appliquer les consignes », a indiqué le directeur de la Santé publique de l’Estrie Dr Alain Poirier.

L’Estrie retombe sous le seuil des dix nouveaux cas par jour

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Le nombre de nouveaux cas est reparti à la baisse depuis quatre jours en Estrie : 6, 8, 5 et 7 nouveaux cas ont été déclarés quotidiennement depuis dimanche.

Le portrait a changé de façon importante depuis la semaine dernière, alors que du samedi 29 août au vendredi 4 septembre, il y a eu 133 personnes déclarées positives à la COVID-19 en Estrie, soit une moyenne de 19 nouveaux cas par jour.

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Les éclosions en Estrie

L’Estrie placée en mode «préalerte»

Le gouvernement du Québec a fixé un seuil pour tenter d’empêcher une deuxième vague : les régions ne doivent pas dépasser 20 cas par million d’habitants. Le seul de l’Estrie est donc fixé à 10 cas par jour puisque la grande région sociosanitaire de l’Estrie compte 500 000 habitants.

« Ça va mieux en Estrie depuis quatre jours, mais ça veut dire que le virus circule et qu’il faut continuer d’appliquer les consignes », a indiqué le directeur de la Santé publique de l’Estrie Dr Alain Poirier.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a dressé mardi après-midi un portrait de la situation régionale, une première depuis le vendredi.

Le nombre d’hospitalisations demeure toujours stable en Estrie avec trois, donc une personne qui se trouve aux soins intensifs. Le nombre de décès demeure inchangé depuis le mois de juin à 26 personnes.

Il faut préciser qu’une grande majorité des personnes atteintes récemment étaient âgées entre 20 et 29 ans. Comme ces personnes sont jeunes et généralement en bonne santé, elles présentent moins de risques de complications.

Ascot toujours sous surveillance

Le bilan des personnes infectées dans le quartier sherbrookois d’Ascot a augmenté de sept personnes au cours des quatre derniers jours. On retrouve donc jusqu’ici 95 personnes infectées par le coronavirus qui ont une adresse de résidence dans ce secteur.

« On retrouve dans ce secteur une communauté tissée serrée et des grandes familles. À preuve, pour près de 100 cas positifs, nous avons une trentaine d’adresses différentes », a précisé le Dr Poirier.

Du côté du secteur des Jardins-Fleuris, dans l’Est de Sherbrooke, le nombre de personnes infectées est resté stable à 12.

Le nombre de personnes positives ayant fréquenté le Centre Saint-Michel est passé de cinq à six cas, mais il ne s’agit pas d’une éclosion à ce stade.

Un résident supplémentaire au CHSLD de Lambton a été déclaré positif à la COVID-19 durant la longue fin de semaine, portant le total à 11 résidents touchés (sur 29) et 7 employés. Ce résident a été transféré vers le centre de confinement de Sherbrooke, mais il n’est pas hospitalisé.

Toute les autres éclosions et situations sous surveillance sont restées stables en Estrie : au Cégep de Sherbrooke (pas une éclosion), au CPE Les amis du globe de Sherbrooke (cinq cas), chez BRP de Valcourt (13 cas), au CHSLD d’Youville de Sherbrooke (deux cas) et à l’école des Sommets de Saint-Sébastien (moins de cinq cas).

Forte affluence au centre de dépistage

L’affluence est élevée depuis une semaine au Centre désigné de dépistage (CDD) de Sherbrooke, si bien que l’on a dû, lundi et mardi, refuser des gens tôt en après-midi parce que la liste d’attente était déjà fort longue.

« Il y a de l’affluence, c’est certain, mais elle varie aussi. Il y a une variabilité dans l’affluence, et c’est difficile pour nous de prévoir exactement le nombre de ressources nécessaires », mentionne le Dr Poirier.

Un problème informatique au cours de la longue fin de semaine de la fête du Travail a aussi ralenti les activités de dépistage au CDD de Sherbrooke. Durant 18 heures, une partie des opérations a dû se faire à la main, car le système informatique était en panne. Le problème est maintenant résolu.

« On demande aux gens un peu d’indulgence. On tente de s’ajuster. Nous avons déjà le CDD de Sherbrooke et de Bromont, nous venons d’en ouvrir un de façon permanente à Lac-Mégantic et il y a aussi l’urgence d’Asbestos, et nous avons aussi la possibilité de faire des cliniques mobiles de dépistage selon la situation. Nous travaillons aussi pour multiplier les milieux où ce sera possible de faire le test de dépistage », a précisé le Dr Poirier.