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La situation épidémiologique continue d’être stable et même de s’améliorer en Estrie, alors que neuf nouveaux cas ont été confirmés lors du bilan de la Santé publique mardi.
La situation épidémiologique continue d’être stable et même de s’améliorer en Estrie, alors que neuf nouveaux cas ont été confirmés lors du bilan de la Santé publique mardi.

L’Estrie restera en zone orange

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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L’Estrie restera en zone orange, a annoncé le premier ministre François Legault en point de presse mardi en fin de journée.

Le seul changement notable pour la région est que les élèves de secondaire 3, 4 et 5 retourneront en classe à temps plein en zone orange d'ici le 22 mars.

Seules trois régions passeront en zone jaune, à savoir la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec. Dans les zones jaunes, le couvre-feu prendra fin. Deux familles pourront aussi s'y rencontrer dans les maisons. Il sera aussi possible d'être jusqu'à 12 pour des sports de contact.

Le passage de ces régions en zone jaune donne donc un aperçu de ce qui s’en vient pour l’Estrie si la situation épidémiologique demeure stable.

Et c’est ce qui s’est produit mardi. La situation épidémiologique continue d’être stable et même de s’améliorer en Estrie, alors que neuf nouveaux cas ont été confirmés lors du bilan de la Santé publique mardi. Le nombre des décès demeure stable à 317. Une seule ombre au tableau : quatre cas de variants présomptifs ont été confirmés par séquençage comme étant de réels variants de la source émergeant de la Grande-Bretagne.

Il reste en Estrie 31 cas présomptifs qui sont toujours en attente des résultats du séquençage.

Tous les cas positifs de COVID-19 sont analysés par criblage au Laboratoire de l’Hôpital Fleurimont depuis le 17 février. Les cas présomptifs de variants identifiés par criblages sont ensuite envoyés au Laboratoire de santé publique du Québec pour subir un séquençage qui confirme ou infirme s’il s’agit bel et bien d’un variant sous surveillance.

En attendant, les personnes dont le test laisse présager la possibilité d’un variant sont prises en charge par l’équipe de la Santé publique très rapidement. Elles font l’objet de la même enquête que toutes les personnes positives à la COVID-19 depuis le début de la pandémie, mais les critères sont resserrés au niveau de leurs contacts qui pourraient être jugés à risque faible, modéré ou élevé.

En guise d'exemple, quand un élève est déclaré positif dans une classe au secondaire, ses enseignants sont considérés comme à faible risque étant donné qu’ils gardent deux mètres de distance avec leurs élèves, que les enseignants portent l’équipement de protection individuelle (masque et lunette) et que les élèves portent le masque.

Toutefois, dans le cas d’un variant, l’enseignant pourrait être considéré comme étant à risque modéré – tout dépendant bien entendu de l’évaluation du risque qui sera faite par les enquêteurs de la Santé publique.

Le bilan des variants au Québec présenté par l’Institut national de santé publique du Québec a d’ailleurs bondi de 179 nouveaux cas mardi, passant de 343 cas lundi à 522 cas confirmés mardi.

Il reste au Québec 2179 cas présomptifs, toujours sous enquête, dont 31 concernent la région sociosanitaire de l’Estrie.

142 cas actifs

L’Estrie compte maintenant 142 cas actifs, dont 22 à Sherbrooke, 28 dans le réseau local de services (RLS) de la Haute-Yamaska, 14 dans La Pommeraie, six dans Memphrémagog, quatre dans Coaticook, 8 dans le Val-Saint-François, 40 dans le RLS des Sources, et 0 dans les RLS du Haut-Saint-François et du Granit.

La moyenne mobile des sept derniers jours en Estrie est de 14 nouveaux cas confirmés par jour. Elle n’avait pas été aussi basse depuis le 11 septembre.

Les hospitalisations liées à la COVID-19 demeurent stables en Estrie depuis la mi-février avec une vingtaine d’hospitalisations quotidiennes, dont quelques personnes se trouvent aux soins intensifs.

La vaccination de masse a commencé lundi en Estrie, si bien qu’on compte maintenant 28 348 Estriens vaccinés contre la COVID-19.

Depuis le début de la pandémie, 11 805 Estriens ont contracté la COVID-19, il y a eu 317 décès et il reste à ce jour 142 cas actifs.