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L’Estrie de nouveau à risque de basculer en zone rouge

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Le scénario se répète pour une troisième semaine de suite. Avec une augmentation de 55 cas confirmés de COVID-19 ce mercredi, la région de l’Estrie fait un nouveau bond qui la met à risque de basculer en zone rouge.

La semaine dernière, il y avait eu 59 cas le mercredi. La semaine précédente, c’était 59 cas le jeudi.

Mais dans les jours suivants, le nombre de nouveaux cas avait diminué sous la barre des 50 cas, et même certaines journées sous la barre des 30 nouveaux cas par jour.

Cette fois encore, l’Estrie vivra une journée critique en fonction du nombre de tests positifs à la COVID-19 qui sortiront de son laboratoire.

L’Estrie continue de battre des records de tests de dépistage, mais « le taux de positivité reste bas, en dessous des critères de la zone rouge », mentionne le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

« Les chiffres d’aujourd’hui seront déterminants pour la suite des choses. Je rencontre mon équipe [de la Santé publique de l’Estrie] à 15h jeudi pour faire le point une dernière fois, juste avant une rencontre avec le Dr Horacio Arruda et son équipe pour déterminer la suite des choses pour l’Estrie », mentionne le Dr Poirier.

Outre le nombre de cas confirmés quotidiennement, plusieurs autres indicateurs sont pris en compte afin de déterminer si la région peut ou non rester au palier d’alerte orange comme c’est le cas actuellement depuis le 8 mars.

Parmi ceux-ci, il y a les éclosions : combien y en a-t-il, dans quels milieux, comment peuvent-elles être contrôlées?

Il y en a 33 en ce moment en Estrie. Après la deuxième vague, on était tombé à six éclosions.

« Il y en a une qui est plus significative dans une entreprise. On travaille avec eux pour améliorer la situation. Une éclosion dans une entreprise, ça se travaille, ça se contrôle », indique le Dr Poirier.

Il n’y a pas tant d’inquiétudes du côté des éclosions en milieu scolaire. Elles sont plutôt nombreuses : cinq dans des écoles primaires, cinq dans des écoles secondaires, une au Cégep de Sherbrooke et une à l’Université de Sherbrooke. Toutefois, elles sont toutes petites avec moins de cinq cas confirmés. Ça se passe aussi très bien entre la Santé publique et ses partenaires du milieu scolaire qui sont maintenant très efficaces pour gérer ces situations. 

Il y a aussi des agrégats (répartition anormalement trop élevée d’une maladie infectieuse dans des lieux géographiques) dans la région du Granit, une région très proche de la Beauce qui est en ce moment l’épicentre de la pandémie au Québec.

« On voit les agrégats, et on va aller travailler localement avec les populations du Granit ainsi qu’avec nos voisins de la Beauce, pour voir ce qu’on peut faire localement pour contrôler ces agrégats », mentionne-t-il.

Premier variant brésilien en Estrie

Les variants font leur place aussi en Estrie comme ailleurs au Québec, mais le taux de positivité aux variants est moins élevé ici que dans plusieurs autres régions du Québec.

Lors du bilan de mercredi, 30 variants présomptifs ont été ajoutés par l’Institut national de santé publique du Québec. Le nombre de cas confirmés a aussi bondi de 35 à 49 variants de la Grande-Bretagne, alors qu’un variant du Brésil a aussi été détecté.

Le variant de la Grande-Bretagne est le variant prédominant au Québec avec 3242 cas confirmés, suivi de loin par le variant d’Afrique du Sud avec 166 cas confirmés, du variant du Nigeria avec 21 cas confirmés puis par celui du Brésil avec 14 cas confirmés dans la province.

Depuis le début de la pandémie, il  y a eu 12 189 cas confirmés de COVID-19, ainsi que 330 décès. Il reste à ce jour 408 cas actifs.

Zones orange et rouge : les différences

Plusieurs mesures se ressemblent entre les restrictions en zone rouge et en zone orange. Voici une liste des principales mesures qui sont plus sévères en zone rouge.

Soulignons d’abord que le couvre-feu reste en vigueur de 21h30 à 5h dans les deux zones.

Toutefois, en zone rouge :

Les salles à manger des restaurants doivent fermer.

Les gyms (salles d’entraînement) doivent fermer.

En milieux scolaires, voici les principales différences.

Au primaire, en zone orange, les activités parascolaires, avant ou après les cours et pendant l’heure du dîner, devront être réalisées en groupe-classe stable uniquement. En zone rouge, les activités parascolaires sont interdites.

En zone rouge au secondaire, les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire doivent être présents en classe un jour sur deux. Les activités parascolaires sont interdites alors qu’elles sont possibles en zone orange.

En enseignement supérieur, la formation à distance est favorisée, à moins que l’acquisition ou l’évaluation des connaissances prévues au programme d’études de l’étudiant nécessitent sa présence en classe.