La Ville de Sherbrooke pourrait profiter d’une subvention pour mettre à jour sa carte des zones inondables et d’embâcles.

Les zones inondables réévaluées

La Ville de Sherbrooke pourrait profiter d’une subvention pour mettre à jour sa carte des zones inondables et d’embâcles. Le ministère des Affaires municipales propose une aide de 2,7 M$ au groupe formé de la Ville de Sherbrooke, la MRC de Coaticook et la MRC du Haut-Saint-François. Le secteur des ruisseaux Kee et Meadow dans Saint-Élie ferait partie des zones à cartographier à Sherbrooke.

« Depuis les dernières années, le Québec a été sujet à beaucoup d’inondations. Avec l’expérience, tout le monde se rend compte que nous avons fait des designs avec des données périmées. Les changements climatiques nous affectent plus que tout le monde l’avait estimé. Le ministère des Affaires municipales nous propose une entente inter-MRC parce que c’est le même bassin de la rivière Saint-François pour cartographier des secteurs qui n’ont jamais été cartographiés. On s’attaque à des dossiers qui, à l’époque, n’étaient pas sujets à inondations », explique René Allaire, directeur général adjoint à la gestion du territoire à la Ville de Sherbrooke.

Dans les documents de la Ville, on cite entre autres la zone d’embâcles de Brompton, où la cartographie a été réalisée en 2005. Elle ne tient pas compte de certaines infrastructures qui peuvent modifier le risque de formation d’embâcles. Un embâcle majeur y a d’ailleurs détruit un pont ferroviaire au début de l’année.

Les ruisseaux Kee et Meadow seraient les deux seuls à ne pas encore avoir été cartographiés.

« Une première »
M. Allaire reconnaît n’avait jamais vu une occasion comme celle-là, où le ministère approche la Ville, en 30 ans au sein de la municipalité. « Le ministère ne nous a jamais accompagnés financièrement dans ce domaine. C’est une première parce que lui-même est pris avec ce problème de compenser financièrement quand il y a des problèmes dans les zones inondables. Je comprends qu’il veut mettre ça clair pour éviter de nouvelles constructions dans les zones inondables. »

La définition des zones inondables pourrait avoir un impact pour les citoyens. « Il y a toujours des impacts dans la perspective où un citoyen veut se reconstruire, agrandir son bâtiment. Il y aurait des restrictions c’est sûr. Il y aurait des limitations, mais on ne peut pas forcer à démolir. »

À première vue, les bassins des ruisseaux Kee et Meadow ne comportent pas beaucoup de constructions. « C’est pour ça qu’il faut le faire maintenant et avoir des normes qui tiendront compte d’un futur développement. Ce sont des secteurs pratiquement non construits. »

Le conseiller Vincent Boutin a signifié que la cartographie des plaines inondables de la rivière Saint-François, entre l’Université Bishop’s et le noyau urbain de Brompton, devrait aussi être refaite. « Est-ce que la reconfiguration du pont des Grandes-Fourches aura un impact sur le tracé des eaux en zone inondable? Sommes-nous un an trop tôt pour faire cette démarche? »

« Il faut régler les autres dossiers quand même, répond M. Allaire. Pour le pont des Grandes-Fourches, nous négocierons avec le ministère.

« C’est évident avec la reconstruction du pont plus à l’ouest, on va redéfinir l’arrivée de la rivière Magog à la rivière Saint-François. Les murs sur la rue Frontenac seront probablement démolis, donc la rivière s’élargira probablement un peu. La définition de la zone sera refaite un peu. On ajoutera donc une zone inondable. À notre avis, il y aura un bilan positif qui soulagera la zone inondable. »

Les dépenses de la Ville se limiteront au temps payé à ses employés.