Une dizaine de travailleurs de l’usine de papier Kruger à Bromptonville distribuaient mardi matin à l’intersection de la rue King Ouest et du boulevard Jacques-Cartier des tracts afin de sensibiliser la population à la pétition citoyenne qui demande la relance de l’usine.
Une dizaine de travailleurs de l’usine de papier Kruger à Bromptonville distribuaient mardi matin à l’intersection de la rue King Ouest et du boulevard Jacques-Cartier des tracts afin de sensibiliser la population à la pétition citoyenne qui demande la relance de l’usine.

Les travailleurs de Kruger sollicitent l'appui de la population

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Une dizaine de travailleurs de l’usine de papier Kruger à Bromptonville distribuaient mardi matin à l’intersection de la rue King Ouest et du boulevard Jacques-Cartier des tracts afin de sensibiliser la population à la pétition citoyenne qui demande la relance de l’usine.

« Nous sommes sans nouvelles depuis le 3 avril, bref depuis la fermeture de l’usine. Ça fait quatre mois et nous n’avons aucune nouvelle sur une activité de relance. Les travailleurs sont présentement dans le néant », explique le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des pâtes et du papier de Brompton ─ CSN, Sébastien Carrier-Provencher, en entrevue à La Tribune.

Avec cette distribution de tracts, ils espèrent donc rejoindre un maximum de personnes pour signer la pétition en ligne. Selon, Stéphane Beaulieu, l’objectif est de 5000 signatures.

« Ce que nous souhaitons c’est le démarrage de nos opérations », lance Sébastien Carrier-Provencher.

Le président du Syndicat des travailleurs et des travailleuses des pâtes et du papier de Brompton ─ CSN, Sébastien Carrier-Provencher.

Pour Stéphane Beaulieu, employé de l’usine, et pour les autres travailleurs qui se confient à lui depuis la fermeture, la situation est difficile et surtout stressante.

« L’attente, c’est ce qui nous tue », précise ce dernier.

D’autres personnes pensent même à se réorienter puisqu’ils ne veulent pas compter sur la PCU pour quelques mois encore. D’ailleurs, le vice-président du syndicat, Kevin Lepage, ne cache pas que la nouvelle usine de production de papier hygiénique ou essuie-tout est une belle opportunité de carrière. Une offre encore plus intéressante lorsqu’il n’y a pas de plan de relance, mentionne-t-il.

Présentement, 220 employés syndiqués sont sans nouvelles. Vingt-cinq autres ont quitté, entre autres, pour la nouvelle usine parce que les gens s’essoufflent.

« Prenez votre mal en patience et allez travailler ailleurs… c’est quasiment ce qu’on nous dit », déplore Kevin Lepage qui cherche désespérément des réponses.

Tout comme Sébastien Carrier-Provencher et Kevin Lepage, Stéphane Beaulieu croit en l’avenir de l’usine de papier Kruger qui existe depuis 70 ans.

« Toutes les personnes qui sont présentes aujourd’hui c’est parce qu’ils y croient. Sinon nous serions chez nous à faire autre chose », affirme Stéphane Beaulieu.

Un travailleur de l'usine Kruger de Bromptonville distribue des tracts.