Les utilisateurs réguliers du transport en commun payeront leur droit de transport plus cher à partir de juillet. Les laissez-passer mensuels augmenteront de 1,3 %. Le paiement comptant et le jeton ne subissent pas d’augmentation.
Les utilisateurs réguliers du transport en commun payeront leur droit de transport plus cher à partir de juillet. Les laissez-passer mensuels augmenteront de 1,3 %. Le paiement comptant et le jeton ne subissent pas d’augmentation.

Les tarifs de la STS augmenteront en juillet

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les utilisateurs réguliers du transport en commun payeront leur droit de transport plus cher à partir de juillet. Les laissez-passer mensuels augmenteront de 1,3 %. Le paiement comptant et le jeton ne subissent pas d’augmentation.

La nouvelle grille tarifaire a été adoptée lundi lors du dépôt du budget de la STS au conseil municipal. Le jeton coûtera encore 3,30 $ le 1er juillet, alors que le laissez-passer mensuel réduit passera de 57,90 $ à 58,80 $. Le laissez-passer mensuel régulier coûtera 1,15 $ de plus (77,65 $) et le laissez-passer mensuel familial 1,30 $ de plus (88,90 $).

Le budget 2018 de la STS prévoit des dépenses de fonctionnement de 37 555 300 $, une progression de 2,8 % par rapport à 2017. Par exemple, les salaires ont grimpé de 2,1 %, ce qui entraîne des dépenses de 284 000 $ supplémentaires.

Le coût des contrats de service augmente de 1,6 % tandis que le coût de l’entretien informatique augmente de 19,1 %, soit 72 000 $. « Les nouvelles technologies sont tendances. Les gens veulent être informés tant sur la ponctualité que la desserte », commente le président de la STS Marc Denault. La bonne nouvelle vient du coût du carburant, qui a chuté de 3,9 %.

La contribution de la Ville n’a pas changé par rapport à 2017 et demeure à 15 195 500 $, une quote-part de 45,3 %.

Les dépenses en immobilisations, elles, totaliseront 12,7 M$ et prévoient l’agrandissement du garage de la STS (6 M$, dont 125 000 $ en 2018) et l’installation d’abribus et la mise en place d’une desserte sur le boulevard René-Lévesque (200 000 $).

La reconfiguration du centre d’échange à l’Université de Sherbrooke (500 000 $) est prévue. « C’est un projet pour la sécurité. Nous avons eu beaucoup de plaintes au cours des dernières années à cause du conflit qu’il peut y avoir avec les piétons. Il s’agit d’encadrer les endroits où les gens peuvent circuler pour nous assurer qu’il n’y ait pas d’accident entre un piéton et un autobus. Le piéton doit pour le moment aller dans l’ilot central. Il n’aura plus à utiliser la voie de circulation. »

Une somme de 175 000 $ est aussi prévue pour le réaménagement du centre d’échange au Carrefour de l’Estrie. « Il y a quatre ans, nous avions ce projet dans les cartons. Le Carrefour fait des travaux majeurs alors nous reverrons l’aménagement. On pourrait peut-être améliorer l’affichage et l’accès pour les utilisateurs. »

Le remplacement de certains autobus est aussi inclus dans ce budget, de même que 300 000 $ pour la revitalisation du centre-ville si jamais Well inc. le nécessitait. Il n’est toutefois pas question de déménager la station du Dépôt pour le moment.

Le conseiller Julien Lachance a voulu savoir si la contribution des automobilistes sur leur immatriculation avait augmenté. « Dans les grandes villes, la taxe a été majorée, mais à Sherbrooke, elle est toujours la même », explique Marc Denault.

« Il faut trouver des sources de financement additionnelles. Le maire a déjà commencé à parler avec les ministres pour trouver des façons de récompenser les sociétés de transport comme celle de Sherbrooke, qui est performante, mais qui est saturée en matière de subventions. Pour offrir du service, il faut offrir des subventions pour le budget d’exploitation. Il y a beaucoup de demandes à Rock Forest, à Saint-Élie, dans le parc Industriel, au plateau Saint-Joseph, mais il faut des moyens pour améliorer l’offre. »