Les denrées non périssables se font de plus en plus rares chez Moisson Estrie selon la directrice générale Geneviève Côté.

Les tablettes de Moisson Estrie se vident

Les tablettes de denrées non périssables se vident rapidement chez Moisson Estrie. L’organisme qui aide 60 familles par jour en plus d’approvisionner près d’une cinquantaine d’organisations souligne un manque important à l’approche de Noël.

« Nos tablettes sont dégarnies de produits pour cuisiner, de pâtes alimentaires, de farine, de gruau, de céréales et des aliments en conserve, explique Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie. Ce sont des choses qui sont de plus en plus rares et qui font toute la différence pour le dépannage d’une personne. »

Des ententes moins profitables avec des producteurs peuvent expliquer cette baisse de l’inventaire selon Mme Côté.

« On bénéficiait par exemple des erreurs de production ou d’étiquetage. Mais comme tout bon gestionnaire, les producteurs s’arrangent pour diminuer les pertes. Ce volet est en déclin complet. On essaie donc de trouver d’autres ententes pour pouvoir bénéficier de dons parce que nos demandes augmentent. »

Dans ce contexte la contribution de la population est nécessaire, et ce durant toute l’année.

« On profite de Noël pour faire des réserves pour janvier, février et mars, poursuit Mme Côté. On accueille toutefois les gens 52 semaines par années. Il faut rester dans l’esprit de Noël à l’année. Une personne qui est dans le besoin en juillet mérite autant d’aide qu’une personne en janvier. »

Campagne de financement

C’est dans ce contexte que Moisson Estrie lançait mardi sa campagne de financement. L’organisme a besoin de 1,2 million $ pour fonctionner annuellement. Une bonne partie est fournie par Emploi Québec via des subventions pour la réinsertion à l’emploi. 

« On a besoin d’amasser environ 500 000 $ pour fonctionner et on vise un 300 000 $ supplémentaire avec la campagne de financement », confirme Geneviève Côté.

Cet argent supplémentaire pourrait permettre à Moisson Estrie d’augmenter son offre.

« Pour l’instant on récupère la viande et des denrées périssables dans 14 épiceries et on les redistribue aux organismes. Ce sont des produits qui ne sont pas vendus et qui sont encore très bons à consommer, mais qui ne correspondent plus aux critères de vente des bannières. Avec des sommes supplémentaires, ça nous permettrait de faire passer ce nombre à 26 épiceries. Ce serait un beau plus pour les organisations que l’on sert au quotidien. »

Moisson Estrie aide 47 organismes comme la Chaudronnée de l’Estrie, la Maison Aube-Lumière et les banques alimentaires de la région de cette façon chaque semaine.

Pour atteindre cet objectif ambitieux, l’organisme prévoit plusieurs concepts et activités à commencer par le Club des Nouilles qui permet aux gens de donner via un prélèvement bancaire chaque mois. Avec ces sommes, Moisson Estrie achète des pâtes alimentaires et les redistribue gratuitement aux personnes dans le besoin. Un casino-bénéfice aura lieu au mois de mars et Moisson Estrie participera également à la grande guignolée des médias.