Les stagiaires du CSI au Pérou sont touchés indirectement par les conséquences des pluies diluviennes.

Les stagiaires du CSI au Pérou sont en sécurité

Huit stagiaires et leur accompagnatrice du Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI) vivent de près les inondations qui touchent le Pérou.
S'ils sont épargnés par les inondations et les glissements de terrain, ils vivent les conséquences des pluies diluviennes qui frappent le nord du pays.
Les averses diluviennes causées par El Niño qui s'abattent depuis plusieurs jours sur le Pérou ont continué au cours de la fin de semaine et provoqué inondations, avalanches et coulées de boue.
Selon l'Institut national de défense civile du Pérou (INDECI), 75 personnes ont été tuées et plus de 625 000 autres touchées par ces intempéries, dont 70 000 qui ont perdu leur domicile. Les six étudiants en environnement, deux autres en politiques appliquées de l'Université de Sherbrooke et leur accompagnatrice se trouvent dans le district de Comas situé au nord de la capitale Lima.
« Nous ne sommes pas touchés directement par les pluies diluviennes. Par le principe des bassins versants. L'eau qui s'accumule dans les montagnes fait en sorte que les rivières se gonflent. Il y a certains risques pour des écoulements de boue. Pour le moment, il n'y a pas de danger. La principale conséquence demeure qu'il y a moins d'eau disponible et que la nourriture se fait plus rare », explique l'accompagnatrice du groupe, Marjolaine Lagacé jointe par La Tribune à Comas au Pérou.
« Le Pérou est en état d'alerte, alors nous prenons des mesures pour assurer la sécurité de nos stagiaires. Il y a beaucoup de rationnement notamment en eau. Nous avons aussi ajusté le montant que nous donnons aux familles d'accueil de nos stagiaires en raison de la hausse du prix des aliments. Les stagiaires vivent certains inconvénients, mais ils ne font face à aucun danger », ajoute l'agent de projets et de stages au Pérou pour le CSI, Daniel Vanoverschelde.
Projet mis en veilleuse
Le projet de mise en place d'une lagune artificielle dans un parc en collaboration avec la municipalité de Comas a dû être retardé.
« Toute la machinerie est consacrée à la gestion des problèmes avec l'eau. Le projet est mis en veilleuse pour le moment. Cependant, nous pouvons poursuivre le travail de notre plan de communication », mentionne Marjolaine Lagacé.
L'un des stagiaires, Samuel Roy, a dû être relogé au centre communautaire du partenaire-terrain du CSI au Pérou en raison de la situation de la maison de la famille d'accueil où il réside.
« C'est un secteur plus vulnérable où il pourrait y avoir un écoulement d'eau et de boue. C'est une mesure préventive temporaire qui est prise pour s'assurer de sa sécurité », mentionne Marjolaine Lagacé.
« Nous suivons la situation de très près. Les stagiaires se trouvent dans le district de Collique, qui est caractérisé par ses montagnes arides où peuvent se produire des glissements de terrain », ajoute l'agent de projets et de stages au Pérou pour le CSI.
Le stage des étudiants doit se terminer dans trois semaines.
« Compte-tenu des risques liés aux pluies nous avons demandé aux stagiaires de ne pas sortir de Lima. Nous allons réévaluer la situation à la fin du stage relativement aux projets de ceux qui voulaient rester plus longtemps pour visiter le pays », indique Daniel Vanoverschelde.
« Le stage se termine le 8 avril. Par la suite, nous avons prévu nous rendre vers Cuzco qui est moins touchée par les conséquences de ces pluies. Nous sommes cependant contraints d'annuler certaines activités en raison de la situation », mentionne Marjolaine Lagacé.
Situation déjà vécue
Ce n'est pas la première fois que le CSI doit prendre des mesures pour sécuriser ses stagiaires dans un pays d'intervention.
En mars 2012, le CSI avait pris la décision de rapatrier ses volontaires du Mali à la suite du coup d'État qui avait secoué ce pays d'Afrique de l'Ouest.
« Pour le moment, il n'est pas question de rapatrier les stagiaires du Pérou. Nous sommes préoccupés par cette situation de pluies diluviennes, alors nous faisons le point régulièrement sur la situation. Nous restons en contact avec eux », assure Daniel Vanoverschelde du CSI.
« Nous avons contacté nos familles pour faire un état de la situation et les rassurer. Il n'y a pas de danger pour nous », assure Marjolaine Lagacé.