La Marche des câlins a attiré une vingtaine de personnes. La troupe a distribué des accolades au centre-ville de Sherbrooke.

Les Sherbrookois donnent des câlins

Une troupe de marcheurs, du café et des pancartes « Câlins gratuits »; c’est tout ce dont avaient besoin la vingtaine de cajoleurs qui se sont mobilisés dans les rues de Sherbrooke, dimanche matin, afin de donner des accolades aux passants du centre-ville à l’occasion de la Journée internationale des câlins.

À pareille date l’an dernier, l’organisatrice de la Marche des câlins, Michelle Boulay, voulait organiser un événement. 

Accompagnée de son amie Christine et d’un vidéaste, Mme Boulay est allée distribuer des caresses aux citoyens qui se promenaient aux abords du lac des Nations.

« Après quelques recherches sur la Journée internationale des câlins, nous avons décidé, mon amie Christine et moi, d’aller marcher et de donner des accolades aux gens. On a aussi invité mon ami vidéaste. Sa vidéo a été partagée à plusieurs reprises », explique-t-elle.

Après avoir constaté le succès de la vidéo sur les médias sociaux, les trois amis ont voulu reprendre le concept. « On a décidé de faire un plus grand événement, affirme Mme Boulay. Ça fait environ un mois qu’on prépare la marche. On ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de monde. Le mot clé, c’est la simplicité », ajoute-t-elle.

Promouvoir la santé

Les personnes qui sont moins enclines à se faire coller étaient tout de même invitées, car l’événement promeut également la santé globale. « On a bien l’intention de croiser des gens qui n’aiment pas les accolades et d’offrir un petit salut. Il y a des gens qui ne sont pas à l’aise de se faire câliner », avoue la coorganisatrice de la Marche des câlins, Christine Dusseault.

Par contre, il est rare de se faire refuser une caresse, selon Michelle Boulay. « De façon générale, les gens sont assez ouverts à recevoir une accolade. C’est une minorité d’individus qui n’est pas à l’aise. On le fait toujours dans une perspective de respect. On le propose aux gens et s’ils ne sont pas à l’aise, on ne va pas plus loin. C’est important de respecter les limites des gens », assure-t-elle.

De son côté, Richard Gilles-Perreault était tout sourire avant le départ pour le centre-ville. Grâce à la marche, il a pu renouer avec sa spontanéité. « Je trouve ça rassurant, intelligent et plein d’espoir. Le monde n’est plus simple et spontané, il est rendu compliqué et calculé. Je me retrouve dans un climat de confiance, dans le respect de chacun. Si tout le monde était occupé à se faire des câlins, il n’y aurait pas de guerre », a-t-il commenté avant d’aller distribuer des accolades.