Jean-Philippe Bernier, des Vallons Maraîchers, a reçu samedi la visite d'Edward Robinson, un bourgeois directement sorti de l'an 1900 qui faisait son marché dans le cadre de l'activité L'histoire fait son marché.

Les Sherbrookois de 1900 sont de retour au marché

Les fameux personnages de L’histoire fait son marché sont revenus pour une sixième édition! Avec la musique, les marchands locaux et différentes activités pour les enfants, le marché de la Gare voyage au début du 20e siècle le temps d’un week-end.

Pour fêter la Semaine québécoise des marchés publics, Sherbrooke a décidé de revenir dans le temps où le marché de Sherbrooke était celui de Lansdowne.

« Je cherche ma gare, nous sommes au marché de la Gare, mais ce n’est pas la gare que j’ai connue. Ma gare était au coin des rues Belvédère et Frontenac », lançait un chef de gare un peu perdu, M. Windsor, né en 1868.

M. Windsor est l’un des trois comédiens professionnels de la région de Sherbrooke qui s’assurent de mettre une ambiance festive et loufoque lors de l’événement. Il est accompagné de l’agricultrice Madeleine Cyr qui veut vendre ses produits et de M. Robinson, un bourgeois cherchant désespérément sa conjointe.

Les comédiens s’amusent à interagir avec les marchands, ce qui rend curieux la plupart des consommateurs.

Dimanche, ces personnages d’époques seront accompagnés d’Yves Hélie, qui se chargera de mettre une ambiance musicale d’époque avec son accordéon.

« Les marchés publics occupaient toujours une grande place dans le quotidien des gens. C’est ça qu’on veut remettre en valeur. L’objectif premier est de parler du lieu historique, d’aller là où l’histoire s’est passée », explique Marie-Ève Gingras, coordonnatrice à la diffusion à la Société d’histoire de Sherbrooke.

Le projet est une initiative de la Société d’histoire de Sherbrooke, en collaboration avec la Corporation du marché de la Gare de Sherbrooke et Destination Sherbrooke. En novembre dernier, l’événement a remporté le Prix d’histoire du gouverneur général du Canada, pour l’excellence des programmes communautaires.

« On en est très fiers. On prend de la notoriété et de l’expérience. Peut-être que l’année prochaine on aura encore plus à offrir. On compte sur la participation des marchands, la majorité offrent des rabais, mais certains vont vraiment dans les prix de 1900 », ajoute Mme Gingras.

Par exemple, le kiosque de Plantations Stéphan Perreault laisse en fin de semaine deux épis de maïs pour seulement 25 sous, tandis que les marchands de Vallons Maraîchers vendent deux courgettes pour le même prix, ce qui nous rapproche des prix d’autrefois.