Une vingtaine de manifestants se sont réunis mercredi après-midi devant le bureau de la députée de Saint-François Geneviève Hébert. Ils exprimaient, entre autres, leur mécontentement au ministre de l’Éducation concernant l’ajout des trois journées pédagogiques supplémentaires au calendrier scolaire.
Une vingtaine de manifestants se sont réunis mercredi après-midi devant le bureau de la députée de Saint-François Geneviève Hébert. Ils exprimaient, entre autres, leur mécontentement au ministre de l’Éducation concernant l’ajout des trois journées pédagogiques supplémentaires au calendrier scolaire.

Les services de garde manifestent leur colère [VIDÉO]

Andréanne Beaudry
Andréanne Beaudry
La Tribune
Une vingtaine de manifestants se sont réunis mercredi après-midi devant le bureau de la députée de Saint-François Geneviève Hébert. Ils exprimaient, entre autres, leur mécontentement au ministre de l’Éducation concernant l’ajout des trois journées pédagogiques supplémentaires au calendrier scolaire.

« On représente le personnel de soutien dans les écoles et les centres de services scolaire et le ministre ne tient jamais en compte, ou bien très rarement, nos conditions de travail », se désole la présidente du syndicat du personnel technique et administratif du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Renée Bibeau.

Le Syndicat du personnel technique et administratif du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (SPTA-CSQ) ne conteste pas les trois jours pédagogiques accordés aux enseignants, mais déplore le fait qu’à aucun moment le ministre Jean-François Roberge n’a consulté les membres du personnel de soutien.

L’organisation de trois périodes supplémentaires d’environ 10 heures chacune, en temps de pandémie, représente un vrai casse-tête. 

« Le gouvernement abuse de notre dévouement. C’est comme s’il pressait le citron, mais celui-ci n’a plus de jus », exprime le président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ), Éric Pronovost.

La Vice-présidente aux affaires financières et au secrétariat du SPTA-CSQ, Élaine Laurendeau, indique que la planification des activités est aussi un réel défi en raison des locaux disponibles inexistants.

Ces journées représentent également une perte de salaire pour certaines catégories d’employés. 

« En tant que surveillante d’élèves du midi, je perds trois jours de salaire. Lorsqu’il y a des planifications de journées pédagogiques, je n’ai pas de salaire », déplore Mme Laurendeau.

Renée Bibeau affirme que toutes les contraintes reliées à la pandémie compliquent les choses pour offrir un service de qualité aux élèves.

« Ça paraît beau pour le reste de la population, mais lorsque nous sommes dans le milieu on voit bien que rien ne fonctionne. On fait notre possible et nous sommes là pour les enfants pour qu’ils n’arrivent rien, mais en même temps nous aimerions être entendus », souligne Élaine Laurendeau.

À bout de souffle

Mme Laurendeau rappelle que les services de garde d’urgence, au début de la pandémie, incluaient les techniciens en éducation, quelques éducatrices spécialisées, des techniciens en service de garde, des éducateurs et des surveillants.

« Avec l’ouverture des services de garde d’urgence, le personnel de soutien était très important. On donnait le meilleur de nous-mêmes en plus de respecter les différentes règles sanitaires. Mais aussitôt que les enseignants sont revenus au travail, on a rapidement oublié le personnel de soutien », raconte Renée Bibeau.

« Ce sont toutes ces personnes qui ont tenu le système à bout de bras pendant le confinement au même titre que les infirmières ou les préposées aux bénéficiaires dans les hôpitaux », précise Élaine Laurendeau.

Selon Mme Bibeau, le ministre de l’Éducation change les règles à tout moment de sorte que le personnel de soutien doit s’adapter à tout moment. « Et ce n’est pas évident, car on manque de tout. »

Le personnel de soutien est épuisé tout comme les enseignants. « Ce n’est pas normal à ce temps-ci de l’année », confie Renée Bibeau.

Elle aimerait être incluse dans ce que l’on appelle l’équipe-école. 

« Ce que nous demandons au ministre de l’Éducation, c’est de nous consulter, de nous respecter et nous valoriser. Et cela débute avec de meilleures conditions de travail », croit la présidente qui affirme que, pour l’instant, elle n’a rien à offrir d’intéressant pour attirer la relève ou bien même la retenir.

La présidente du syndicat du personnel technique et administratif du Centre de service scolaire de la Région-de-Sherbrooke, Renée Bibeau.