Grève tournante des responsables en services éducatifs (RSE) en milieux familiaux régis et subventionnés en Estrie.
Grève tournante des responsables en services éducatifs (RSE) en milieux familiaux régis et subventionnés en Estrie.

Les RSE à l'aube d'une grève générale illimitée

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
La grève tournante des responsables en services éducatifs (RSE) en milieux familiaux régis et subventionnés, qui touche près de 800 travailleurs et travailleuses de la région et 3900 familles, a lieu aujourd’hui en Estrie.

« Les responsables de garde ne lâcheront pas. Elles veulent régler, elles veulent une entente qui est satisfaisante, elles veulent obtenir une reconnaissance de leur travail. Elles ne se battent pas juste pour les conditions de travail mais aussi pour la sauvegarde du réseau », a déclaré la présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) Estrie, Marlène Carbonneau, estimant qu’elles étaient plus de 200 responsables de milieu de garde à manifester mercredi matin au parc Jacques-Cartier.

« Les responsables de garde ne lâcheront pas. Elles veulent régler, elles veulent une entente qui est satisfaisante, elles veulent obtenir une reconnaissance de leur travail », souligne notamment la présidente de l’Alliance des intervenantes en milieu familial (ADIM) Estrie, Marlène Carbonneau, mercredi matin.

Si aucune entente n’est conclue d’ici lundi, l’ADIM annonce qu’elle déclenchera une grève générale illimitée. « On souhaite une entente, mais il est fort probable qu’on devra déclencher la grève illimitée le 21 septembre », précise Mme Carbonneau.

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L’ADIM Estrie, qui inclut la ville de Granby, compte 764 membres et ce sont 612 places à 8,35 par jour qui sont non réparties dans la région en raison du manque de main-d’œuvre. En tenant compte des ratios gouvernementaux, cela signifie que, demain matin, plus d’une centaine de personnes pourraient s’ouvrir un service de garde en milieu familial en Estrie et, par ailleurs, ces 100 postes sont déjà budgétés par le gouvernement du Québec. 

Les cartons roses représentent l’ensemble des milieux familiaux régis et subventionnés fermés en Estrie.

« Nos membres sont épuisées et à bout de souffle par le manque de reconnaissance. Elles quittent la profession par centaines. Aujourd’hui, il est minuit et une : nous n’avons plus rien à perdre et les parents doivent se préparer à un arrêt de service qui pourrait se prolonger », lance la présidente de l’ADIM Estrie, Marlène Carbonneau, qui tient pour seuls et uniques responsables de l’impasse des négociations les élus de la Coalition avenir Québec (CAQ).

« Ils s’entêtent à vouloir maintenir 10 000 femmes et hommes sous le salaire minimum. Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le nombre de places occupées à contribution réduite a régressé », déplore Mme Carbonneau.

« Nous avons besoin de vous pour faire bouger les choses », souligne-t-elle.