Plus d’une centaine de résidents d’Ascot attendaient en ligne pour se faire tester pour la Covid-19, jeudi à 16 h 30.
Plus d’une centaine de résidents d’Ascot attendaient en ligne pour se faire tester pour la Covid-19, jeudi à 16 h 30.

Les résidents d’Ascot répondent nombreux à l’appel

Mélanie Noël
Mélanie Noël
La Tribune
Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Les citoyens du quartier d’Ascot ont répondu à l’invitation de la Santé publique de l’Estrie et sont allés en grand nombre à la clinique de dépistage mobile qui se tenait, jeudi entre 16 h et 19 h, à l’Église du Précieux-Sang.

« Nous sommes très satisfaits, car le message a été entendu par la communauté du quartier. Plus nous identifierons rapidement les personnes porteuses du virus, plus nous pourrons agir en prévention pour en limiter la propagation. Au total, 180 personnes ont été dépistées lors de cette première clinique de dépistage mobile », a indiqué en fin de soirée jeudi la Dre Geneviève Petit, médecin conseil en santé publique au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

Familles, étudiants, personnes âgées attendaient patiemment à deux mètres les uns des autres.

Rappelons que six nouveaux cas positifs ont été déclarés, jeudi, chez des résidents du quartier Ascot de Sherbrooke. Ce nombre s’ajoute aux 28 cas positifs déclarés entre les 14 et 25 août.

Le nombre élevé de cas dans le quartier serait la conséquence de plusieurs éléments. « Il n’y a pas un événement qui explique la situation, mais bien plusieurs événements. Il y a eu des rassemblements privés, des rassemblements de quartier, du covoiturage sans que les mesures de distanciation sociale et les autres mesures de protection soient respectées », explique la Dre Petit.

Ils étaient plus d’une centaine de personnes en ligne devant l’église lorsque La Tribune s’est rendue sur place vers 16 h 30. Aucune des personnes rencontrées n’avaient de symptôme. Tous étaient présents de façon préventive.

Sabrina Gaulin est venue à la clinique mobile de dépistage avec son conjoint et ses trois enfants même si aucun membre de la famille n’avait de symptôme.

« On est venus surtout pour rassurer nos employeurs et nos familles », ont expliqué Mathis et Laurie, un couple d’étudiants du Cégep qui habite le quartier.

Une équipe du CIUSSS de l’Estrie CHUS avait fait du porte-à-porte dans le quartier en après-midi. « On nous a dit qu’un des facteurs de risque était l’utilisation du transport en commun et comme on a pris l’autobus de ville cette semaine, on a décidé de venir se faire tester », explique Sabrina Gaulin, qui était accompagnée de son conjoint et ses trois enfants.

La famille n’avait pas participé à des rassemblements, mais elle s’était rendue au parc et aux jeux d’eau et la plus jeune de la fratrie avait joué avec plusieurs amis à l’extérieur. « On ne prend pas de chance, on se fait tous tester », ajoute la mère de famille.

Lucien Orichefsky avait deux raisons de se faire tester. « Premièrement, j’habite le quartier. Et deuxièmement, je suis allé au Zoo Miller le 18 août et on vient d’apprendre qu’un cas y a été déclaré le 17 août », explique celui qui se dit zéro inquiet.

« Si je l’attrape la Covid, je vais la battre », assure l’homme aux cheveux blancs.

Lucien Orichefsky avait deux raisons de se faire tester. Il habite le quartier d’Ascot et il était allé au Zoo Miller le 18 août, alors qu’on apprenait, jeudi, qu’un cas avait été déclaré le 17 août.  

Accompagnés de leurs trois enfants, un couple d’enseignants attendait depuis 35 minutes dans la file. « On a entendu parler de la clinique sur les réseaux sociaux, dans les médias, à l’école et une amie qui travaille dans le domaine de la santé nous a téléphonés. On ne pouvait pas ne pas savoir. Et on est là parce qu’on ne voudrait pas contaminer nos élèves », ont résumé Julie Dionne et Sylvain Bérubé.

La Santé publique très satisfaite de la réponse des résidents

La Dre Geneviève Petit, médecin-spécialiste en santé publique, était très satisfaite de la réponse des résidents du quartier.

« On est très heureux de voir cette belle affluence. En plus de nos équipes qui ont fait du porte-à-porte, on a eu une excellente collaboration de la Ville, des écoles, des CPE. Tout le monde a fait passer le mot », note-t-elle.

Huit personnes étaient responsables de tester les citoyens et deux personnes étaient en route pour venir prêter main forte.

« C’est certain que c’est un peu plus long de faire des tests dans une clinique mobile que dans une clinique permanente où, par exemple, on a accès à un système électronique, mais ça va bien », explique la Dre Petit, spécifiant qu’il est possible de tester 90 personnes à l’heure dans une clinique de dépistage permanente.

La clinique de dépistage mobile sera également en action, ce vendredi, à l’Église du Précieux-Sang située au 785, rue Thibeault à Sherbrooke, entre 13 h et 16 h.