Les résidences universitaires du campus de la santé de l’UdeS se retrouveront entre les mains d’un promoteur immobilier.

Les résidences du campus de la santé passent au privé

Les résidences pour étudiants au campus de la santé de l’Université de Sherbrooke se retrouveront entre les mains d’un promoteur immobilier.

L’institution, qui souhaitait confier les résidences à un partenaire, a retenu une proposition. L’été dernier, l’UdeS avait lancé un appel d’intérêt afin de dénicher un investisseur intéressé à ces résidences universitaires.

En raison des travaux importants qui doivent y être menés, l’UdeS voulait trouver un entrepreneur afin de conclure un bail emphytéotique. Parmi la liste des travaux à faire à ce moment, on retrouvait notamment les fenêtres qui devaient être reconditionnées et les salles de bain qui devaient être refaites en entier.

« On a eu plusieurs propositions, on a eu 13 investisseurs qui ont manifesté de l’intérêt. Trois propositions ont été déposées et l’une d’elles a été retenue », explique la vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard. Cela correspond à la vision que l’on avait. »

Mme Rémillard a fait valoir qu’elle ne pouvait pas donner beaucoup de détails puisque la proposition sur la table doit être approuvée par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MÉES). Le projet prévoit notamment la rénovation et l’agrandissement du bâtiment.

Les résidences ont été construites en 1971 et regroupent 142 chambres.

Surplus de 783 000 $

Par ailleurs, les états financiers au 30 juin 2017 de l’UdeS adoptés cet automne montrent un surplus d’environ 783 000 $. Il s’agit d’un mince surplus dans l’optique où l’UdeS gère un budget ayant des revenus de l’ordre de 413 M $. Même si l’institution n’est plus dans le contexte de compressions qu’elle a connu, les défis demeurent, note la vice-rectrice.

« La question de l’équilibre budgétaire en soi est même un compromis, par rapport aux conditions de réalisation de notre mission. On s’entend qu’on est sous-financé et on a demandé aux facultés et aux services de gérer de manière rigoureuse pour arriver à l’équilibre. Faire de gros surplus ne serait pas nécessairement la cible; ça voudrait dire qu’on n’aurait pas mis l’ensemble des ressources au service de notre mission. D’un autre côté, on veut tendre vers l’équilibre... »

« Présentement, le Ministère est en train de revoir la formule de financement des universités. Il y a beaucoup d’incertitude quant à la manière dont les universités vont être financées. La grille de financement est en train d’être revue. »

L’UdeS a aussi réalisé récemment un suivi budgétaire pour l’année financière 2017-2018.

« Ce qu’on voit, c’est que les cibles qui ont été fixées ont été atteintes. C’est une bonne nouvelle (...) Si la tendance se maintient, on va être capable d’atteindre notre objectif, qui est l’équilibre, mais ce n’est pas une mince affaire. » Certains facteurs influenceront la situation, dont l’effectif étudiant.