Pour les élèves du programme international de l’école du Phare, il n’y aura pas de voyage qui implique de prendre l’avion en 2020-2021.
Pour les élèves du programme international de l’école du Phare, il n’y aura pas de voyage qui implique de prendre l’avion en 2020-2021.

Les programmes scolaires à vocation doivent s’adapter

Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
À moins de deux semaines du retour en classe, de nombreuses questions persistent quant aux modalités des programmes particuliers, qui sont très populaires dans les écoles secondaires sherbrookoises. Tous les programmes sont maintenus et offerts, mais plusieurs ajustements sont à prévoir.

En musique à l’école Mitchell-Montcalm, il est clair que les programmes sont maintenus. « Il y a l’ajout de plexiglas, de matériel, etc. Il n’y aura peut-être pas de grand concert ou de Festival des harmonies. Tout le monde va jouer de son instrument, mais quelles seront les modalités? » se demande Donald Landry, directeur du secrétariat général et du service des communications au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke. 

« Pour le programme des arts de la scène, est-ce qu’il y aura une pièce de théâtre présentée aux élèves du primaire comme par le passé? Possiblement que non. Les enseignants revoient le choix des pièces pour éviter que les élèves soient dans la même bulle sur la scène. On va éviter les changements de costumes. Certaines pièces se prêtent plus au contexte de la COVID », analyse M. Landry, lui-même un enseignant d’histoire de formation.

Pour les élèves du programme international de l’école du Phare, des sorties au musée seront possibles dans les règles qui s’appliquent à ces endroits. « Est-ce que ça prendra un véhicule de plus? Est-ce qu’on va décider d’y aller la même journée, ou on va décaler les groupes? Les directeurs en sont à réfléchir. Certaines choses se feront, d’autres non », exprime l’ancien directeur d’école, ajoutant que les décideurs n’ont jamais évalué l’option d’annuler complètement les programmes à vocation.

Si de bonnes surprises pourraient survenir dans l’année, M. Landry est clair : personne ne fera de voyage en avion. « Il y a des choses qui, à court ou à moyen terme, peuvent être organisées. Mais le voyage en France ou en Italie ne sera pas organisé à un mois d’avis. On ne dit pas qu’on ferme tout, mais au mois d’août, il est trop tôt pour fermer la porte à des voyages au Québec ou en région. [...] Si la courbe baisse, le gouvernement va peut-être permettre de passer de 250 à 500. Si c’est l’inverse, c’est clair que ça va se resserrer encore plus. Il y a le vaccin, mais aussi les tendances. Il y a une réflexion pour les sorties au secondaire, à cause du contexte et à cause des mois sans école. Si on veut faire la mise à niveau et que tout le monde part sur de bonnes bases, on va peut-être attendre à la deuxième étape pour certaines sorties », dit Donald Landry, rappelant que les élèves du secondaire n’ont pas mis les pieds en classe depuis le mois de mars dernier. 

Actuellement, les frais associés à ces programmes sont les mêmes, mais des parents pourraient être remboursés si la totalité des sommes n’est pas dépensée. « Ce n’est pas une promesse électorale. Comme administrateurs, on ne gardera pas des sous. Mais à la place de faire sortir les élèves, il se pourrait qu’on accueille plus d’invités. Parfois, il faut payer des cachets », explique M. Landry, mentionnant que « selon le CV de l’invité, il se peut que le cachet soit aussi élevé que pour la sortie. »

Formation professionnelle

Au Centre professionnel 24-Juin, tous les programmes seront aussi offerts. « C’est plus dans la composition des groupes et dans les modalités [qu’il y aura des différences]. Parfois, on va alterner les stages ou les plateaux de travail. On ne me dit pas que des programmes ne débuteront pas. Certains sont déjà commencés. Est-ce qu’il pourrait y avoir des programmes où la demande est trop basse pour débuter? Peut-être, mais pas plus ni moins pour l’instant », commente-t-il, ajoutant qu’il y a une volonté gouvernementale en terme de formation. 

« Avant, on avait des paramètres financiers très serrés, continue-t-il. Aujourd’hui, on ne nous dit pas de gaspiller les fonds publics, mais on nous demande de répondre aux besoins. Dans le passé, s’il manquait quelques élèves dans un programme pour atteindre le seuil, on pouvait décider de le fermer plus rapidement. Cette année, on va se garder une petite gêne s’il en manque un ou deux, car Québec nous a dit qu’elle serait très sensible en termes de budget. »

Au Goéland et au Centre Saint-Michel, l’offre est également maintenue en ligne et en présentiel.