Le syndicat des chauffeurs d’autobus déplore plusieurs problèmes à la station du Dépôt, dont une trop grande circulation automobile dans la zone des débarcadères, des accumulations de neige et des trous dans la chaussée qui rendent la circulation des autobus difficile.

Les problèmes se multiplient à la station du Dépôt

Le syndicat des chauffeurs d’autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) dénonce des problèmes récurrents et qui ne font que s’aggraver à la station du Dépôt au centre-ville de Sherbrooke. Entre autres problèmes : une trop grande circulation automobile dans la zone des débarcadères, des accumulations de neige et des trous dans la chaussée qui rendent la circulation des autobus difficile. Le syndicat réitère également son désir que la STS renonce à la station du Dépôt pour une plus grande efficacité et une meilleure fluidité des circuits.

« Depuis un an, la situation se détériore et rien n’est fait par la STS ou par la Ville pour corriger les problèmes », déplore André Marsan, vice-président du syndicat des chauffeurs.

« La situation a empiré depuis que Limocar [une compagnie de transport privée intermunicipalités] a sa station au même endroit. Il y a beaucoup de voitures qui circulent, de gens qui se stationnent pour attendre ou débarquer un passager de Limocar, pour aller chercher un colis. La présence de Limocar peut occasionner jusqu’à 20 voitures par jour qui circulent dans nos quais », souligne André Marsan, qui est lui-même chauffeur d’autobus.

« Le soir du 12 février, pas moins de six voitures ont été vues stationnées dans les différents quais, ce qui empêche les autobus de faire leurs embarquements et débarquements correctement », ajoute-t-il.

« Un jour, il y avait une voiture stationnée dans mon quai quand je suis arrivé à la station. Quand la personne est revenue, je suis allé lui dire qu’il n’avait pas le droit de se stationner là. Je me suis fait engueuler ! Moi, ça ne fait pas partie de ma tâche de me faire engueuler par des automobilistes », soutient André Marsan.

Et à cela s’ajoutent d’autres problèmes causés par la saison hivernale, comme des nids-de-poule et des dépôts de neige qui compliquent la circulation des autobus.

André Marsan craint que des accidents finissent par se produire. « Il y a des enjeux de sécurité importants », dit-il.

De plus, la station du Dépôt est peu utilisée par les usagers du transport en commun, soutient André Marsan. « L’arrêt à la station du Dépôt est obligatoire, même si personne n’a sonné. Il m’arrive bien souvent d’arrêter à la station et que personne ne débarque. Nous demandons que la STS abolisse cette station. Les arrêts et les correspondances pourraient se faire directement sur la rue King, comme nous le faisons déjà à l’intersection des rues King Ouest et Sauvé et où ça fonctionne très bien d’ailleurs », ajoute-t-il.

À la recherche d’une solution durable

Le président de la STS, le conseiller municipal Marc Denault, a pris connaissance de la lettre que le syndicat des chauffeurs a fait parvenir à la direction de la STS. D’entrée de jeu, il souligne que des pourparlers sont en discussion en ce moment avec différents partenaires, dont la Ville de Sherbrooke et des commerçants. La STS et la Ville espèrent en arriver à un plan d’ici septembre prochain.

« La station du Dépôt a 20 ans. Il faut comprendre que si l’on décide de sortir de là ou que si l’on décide de faire des aménagements, c’est pour les 20 prochaines années. On n’aura pas une deuxième chance de prendre les bonnes décisions », dit M. Denault.

Deux paramètres importants seront pris en compte dans tous les scénarios retenus, soit la sécurité des usagers et l’expérience client, ajoute-t-il.

« Nous allons présenter des solutions en comité plénier lors du conseil municipal de lundi, et nous allons les présenter aux chauffeurs dans une dizaine de jours », souligne Marc Denault.

« Dans toute la démarche autour du centre-ville, nous avons une vision qui va au-delà d’une station ; nous voulons développer un pôle intermodal de transport, qui serait un carrefour pour les cyclistes, les piétons, les utilisateurs de l’auto partage et du transport en commun ; nous sommes rendus là. C’est une belle opportunité que nous avons là, et ce sera pour les 20 prochaines années », ajoute le président de la STS.

D’ici là, Marc Denault assure que l’aide du Service de police de Sherbrooke sera demandée pour aider à contrôler les problèmes de circulation dans la zone interdite aux automobilistes afin d’assurer la sécurité de tous et de faciliter le travail des chauffeurs d’autobus.

Par ailleurs, trois abribus de la Société de transport de Sherbrooke (STS) situés au débarcadère de l’Université de Sherbrooke ont été vandalisés jeudi soir. De la peinture rouge a été jetée sur le sol et sur trois abribus neufs. Du verre, provenant de bouteilles de vitre, a aussi été retrouvé. Les problèmes suivant les 5 à 8 des étudiants le jeudi soir sont récurrents à la STS. « C’est déplorable d’endommager des biens publics, peu importe qui a fait ça. Ça prendra de l’argent public qui pourrait être investi de bien d’autres façons », soutient Marc Denault.