Les poules urbaines sont permises à Sherbrooke depuis juillet 2018.
Les poules urbaines sont permises à Sherbrooke depuis juillet 2018.

Les poules urbaines sous contrôle à Sherbrooke

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
La garde de poules urbaines ne semble pas poser problème à Sherbrooke jusqu’à maintenant, malgré l’engouement qui s’est fait sentir ce printemps. Parmi les 153 propriétaires inscrits au registre de la Ville, la SPA de l’Estrie ne déclare depuis le début de la saison estivale que deux signalements pour poules errantes ainsi que trois plaintes pour possession de coqs, ces derniers étant interdits.

Marie-Pier Quirion, porte-parole pour la SPA de l’Estrie, précise que les poules perdues ont été adoptées, tandis que les propriétaires de coqs ont reçu un avis leur demandant de se départir de leur bête à l’intérieur de cinq jours. 

Ce printemps, l’organisme avait souhaité mettre en garde les citoyens contre les adoptions de poules précipitées. Il soulignait également que ses installations ne sont pas adaptées à recevoir ce genre d’animal.

Devant un portrait qu’elle juge finalement dans la normale, la SPA de l’Estrie invite cependant les propriétaires à réfléchir tout de suite à leurs options pour l’hiver. « Certains gardiens décident de les garder durant la saison froide, et c’est certainement une belle option de le faire. Par contre, les poules sont sensibles au froid et se lancer dans cette aventure exige de se préparer à l’avance et de mettre en place les mesures qui permettront d’assurer le bien-être des oiseaux », explique Mme Quirion. 

L’organisme invite ainsi les citoyens concernés à consulter son Guide pour la garde de poules en milieu urbain, qui est disponible en ligne à l'adresse http://www.spaestrie.qc.ca/fileadmin/website_documents/files/Guide_poules_Sherbrooke.pdf. « En vertu du règlement municipal, en hiver, le poulailler doit, entre autres, être isolé et muni d’une source de chaleur, précise Mme Quirion. Si une lampe chauffante est utilisée, elle doit être grillagée et non perceptible pour la poule. De plus, en période de froid, l’abreuvoir doit être chauffé pour permettre aux poules de boire. » 

Or, ceux qui décideront de se débarrasser de leurs poules ne peuvent pas non plus le faire n’importe comment. Ils doivent soit faire don de leurs poules à un gardien qui exerce la même activité ou à une exploitation agricole pouvant les accueillir, soit mandater un vétérinaire pour qu’il procède à leur euthanasie ou un abattoir agréé pour qu’il procède à leur abattage. 

Mme Quirion rappelle également qu’il est interdit de se départir de ses poules en les laissant en liberté sur les rues et places publiques. 

Elle mentionne également l’option de la pension « dans un lieu qui répond à leurs besoins en plus d’être conforme aux normes de la garde de poules » pour ceux qui voudraient retrouver leurs oiseaux au printemps. 

Rappelons que depuis juillet 2018, la garde de poules en milieu urbain est permise sur le territoire de la Ville de Sherbrooke. Toute personne souhaitant avoir la garde de poules pondeuses à l’intérieur des périmètres d’urbanisation doit s’enregistrer au registre de la Ville.