Les pompiers de Sherbrooke avaient l’habitude d’utiliser l’ancienne usine de textiles CS Brooks pour leurs exercices.

Les pompiers auront leur tour d’entraînement

Les pompiers du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPCIS) auront leur propre tour d’entraînement. Le projet réalisé en partenariat avec les élèves du programme d'études en Soudage-montage du Pavillon des techniques industrielles du Centre de formation professionnelle 24-Juin devrait voir le jour au printemps, pour une inauguration cet été derrière la caserne numéro 1, soit celle de la rue Terrill.

Il s’agira d’une structure haute d’une cinquantaine de pieds construite en métal. Elle simulera un édifice de cinq étages et comptera des balcons et de fausses fenêtres.

« Cette tour nous permettra de nous entraîner pour tout ce qui est du positionnement des équipements d’élévation et pour le déploiement des tuyaux d’arrosage dans des escaliers. Nous pourrons pratiquer des sorties rapides par des fenêtres avec une échelle portative ou valider des ancrages pour des sauvetages en hauteur », explique Daniel Gingras, directeur adjoint aux opérations au SPCIS.

« Chaque année, nous donnons plus de 9000 heures de formation. Chaque pompier doit maintenir ses compétences », ajoute-t-il.

La conception, assumée par les élèves du programme d'études en Soudage-montage du Pavillon des techniques industrielles du CFP 24-Juin, est orientée par des plans réalisés par des ingénieurs. « Ce sont des apprentis soudeurs qui font la fabrication. Ils ont l’occasion d’apprendre les vraies méthodes de travail dans un contexte réel. La structure sera complètement démontable parce qu’elle comportera plusieurs sections. En frais de main-d’œuvre, ce n’est pas très coûteux, mais nous payons les matériaux. Les coûts sont estimés à 60 000 $, qui sont pris à même notre budget de formation. Nous n’avons pas demandé de sommes supplémentaires au conseil municipal. »

La tour d’entraînement ne visera pas à présenter des compétitions. « Le site n’est pas adapté, et quand il y a des compétitions, les organisateurs viennent avec leur propre tour pour assurer une uniformité. »

Jusqu’à maintenant, les pompiers devaient s’entraîner dans des bâtiments prêtés par des partenaires. « Nous allions par exemple à la CS Brooks, sur la rue Pacifique, mais nous n’étions jamais chez nous. L’avantage d’avoir notre tour, c’est qu’elle sera sur notre terrain et disponible en tout temps. Nous pourrons davantage planifier nos entraînements. »

Le projet devait d’abord se réaliser près du Centre de foires, mais la solution de la rue Terrill est beaucoup plus intéressante pour le SPCIS. « Au plateau Saint-Joseph, c’était une solution de repli. C’était difficile d’obtenir ce que nous voulions avec les règles d’urbanisme parce que ce n’était pas une structure connexe à un bâtiment. Il aurait fallu demander un changement de zonage. »